Sur les 56 millions d’euros escamotés aux épargnants par l’escroquerie Dom Tom Defisc, 15% ont payé des panneaux solaires, et 10% des commissions, Jacques Sordes a dépensé ou fait disparaître les 75% restant.

12ème épisode du procès de Dom Tom Défiscalisation, la plus grosse escroquerie à l’investissement défiscalisé en panneaux solaires Girardin industriel. Tout le sommaire des articles de Deontofi.com sur cette arnaque photovoltaïque ici.

Suite du réquisitoire du procureur de la République réclamant la condamnation des accusés au nom de l’autorité judiciaire.

Ford disait : «  je ne paye pas mes avocats pour qu’ils me disent ce que je peux faire, mais comment faire ce que je veux faire ».

Ce n’est pas les panneaux qu’on vend, c’est la pause. Sordes dit que c’est 70% du prix, dernière estimation. Car elle varie entre 30 et 95%. Il a répondu à plein de questions, y compris quand elles ne lui étaient pas adressées, mais à une seule question, de savoir si la défiscalisation Girardin est pour le matériel ou le service de pause, il ne répond pas. C’est la seule fois où il a dit « je préfère me taire ». Légalement, bien sûr que non [ce n’est pas la pose], et dans toutes les notes on parle de matériel.

2009, 16 mars : « grâce à vous nous avons investi dans du matériel neuf, des equipements », écrit Villain, qui ne parle pas de pose. Le Code général des impôts de l’époque dit: « acquisition de matériel affecté aux activités ». Cette explication qu’il a tenue est bidon. Ce Jacques Sordes qui dit ne jamais mentir prend le tribunal pour des couillons, comme les contribuables.

La note ne dit pas qu’on peut surfacturer, ni valoriser une production fantaisiste, etc. Ces notes disent autre chose, c’est Sordes qui les présente comme conformes à ce qu’il claironne, et leur fait dire ça. Il y a une sorte d’absence d’intention d’investir. Caza sun, constitué en janvier 2008, gérant M. Eccelis, il aidait avant à la Chambre de commerce car il a plein de copains, dont Franck Bernabé, beau fils de Sordes, seul salarié, car il faut être au moins deux, et qui recourt à un sous-traitant Harry Guilé, aussi grand professionnel formé sur le tas par le travail au noir, sans qualification d’électricien pour les panneaux solaires. Il y a aussi Rudy Sordes, le centralien, attention les yeux ! On peut être ce qu’on veut, il faut de l’expérience. Il fournit un témoignage consternant de mauvaise foi à la gloire de son père, comment pourrait-il en être autremt pour le fils de Jack Sword. Franck Bernabé est toujours seul salarié. La première démarche d’embauche date d’avril 2009, par Stéphane Jacob, dont Sordes dit qu’il est un super cadre, clown ou malhonnête, selon ses propos. En janvier 2010 on embauche enfin une ingénieure spécialisée. Les clowns sont chez Caza sun : Bernabé, Rudy Sordes, Harry Guilé. Julia Chanteur voit ça et dit : « il n’y a rien, c’est nul, il faut tout refaire ».

Résultat, juillet 2009, quatre maisons sont équipées, mal installées pour une production photovoltaïque continue. Le problème se double de la médiocrité d’utilisabilité des panneaux. Selon le constat, malgré les méthodes de voyous utilisées pour empêcher l’accès au hangar dans l’enquête judiciaire, 11 428 sur 11 984 panneaux ne fonctionnent pas.

L’escroquerie est caractérisée, réfléchie et sans vergogne, il n’y a même pas besoin d’expertise pour le comprendre.

Des justificatifs de l’usine en Chine ? Zéro. C’est parce qu’on a arrêté Jacques Sordes, il a été trahi, il n’est entouré que d’escrocs et de gens malhonnêtes, quand ils ne lui conviennent pas. Lui c’est le gentil. Mais comme dans les westerns, c’est un décor sans rien derrière. Bouamama dit qu’il a vissé vite fait « car on nous a dit qu’un expert arrive ». Mais il n’y a jamais une demande de raccordement à EdF pour 58 millions d’euros.

Il est intéressant de confronter ces évolutions avec celles de la société, la chronologie, l’argent qui rentre, ce qui se passe aux Antilles, et le train de vie de M. Sordes ou Mme Scholastique.

Mars 2007, on consulte Acta Antilles, on embauche Eric Esnault, et c’est parti sur le photovoltaïque, 4,4 millions d’euros. Janvier 2008 création de Caza sun. Tout roule avec un seul employé, Franck Bernabé qui n’y connaît rien et répond à toutes les questions de voir avec Jacques Sordes.

Juin 2008, agacé, Julien Vautel dit « je vais aller y faire un tour ». On discute pendant deux mois. Esnault lui dit non de la part de Jacques Sordes. Vautel fait le voyage, voit les stocks et un comptable, ça le convainc. Dans le monde des conseillers en gestion de patrimoine, il y a à boire et à manger, Jacques Sordes est le plus inventif, mais il y a d’autres margoulins.

Ils se baladent dans la campagne et ne voient rien.

Fin 2008, deuxième voyage de Vautel, escorté par Esnault et Rudy au cas où il poserait des questions. On n’a rien montré à Vautel sur ce qui est installé ou pas. Il ne pousse pas les investigations malgré les millions collectés et, sur place, deux touristes se promènent le nez en l’air. Les dossiers de demande de raccordement EdF, il n’y en a pas.

Mais où passe l’argent ?

Mars 2008, Jacques Sordes efface 150 000 euros de prêt immobilier de sa compagne. En juillet, les ingénieurs coûtent cher, mais il achète 2 millions de dollars un appartement à New York, une villa à 750 000 euros. Même en investissant en actions LVMH j’ai vu que Sordes réussit à perdre de l’argent. Pour aller se pavaner à New York, il y a du monde. Avec madame Scholastique, on passe à la joaillerie, chez Weston, mais zéro pour embaucher un ingénieur. On achète 2 millions d’euros de bons Petrobras, disparus, car c’est une escroquerie. Une maison à Vauclin, qu’on met en location pour la nièce de madame Scholastique. D’un côté il y a un employé qui n’y connaît rien et Rudy, de l’autre Jacques Sordes investit pour son compte. C’est de l’escroquerie, pas de l’abus de confiance, c’est ridicule.

L’année suivante il y a une campagne de commentaires inquiet, la réaction est plus rapide. 2009, on laisse une liasse de 10 000 euros à Thoma pour faire taire les rumeurs. On fait sortir des notes d’Acta, idem trois notes en février 2009, deux en mars. Il ne dit pas « vous pouvez laisser les panneaux pas montés sur le port », pas bête monsieur Scheinkmann.

Stéphane Jacob, en mars 2009, devient secrétaire général et embauche Abdelkader Bouamama.

Juillet, 3ème voyage de Vautel : tout va bien, on embauche pour le décor.

Octobre 2009, départ d’Eric Esnault. Novembre, les courriers de Georges Thoma, personne qui l’a un peu mauvaise de ne pas toucher dans la mangeoire, il arrose les CGP et dénonce l’escroquerie.

Que veut dire ce mail de Vautel à Sordes ? Il se dit convaincu, évidemment, s’il n’est pas convaincu le problème est qu’il doit rembourser ses clients.

J’aime cet argument que quand il vend le produit ça lui fait perdre de l’argent. Il faut arrêter de prendre le tribunal pour ce qu’il n’est pas.

A chaque crise on réagit, sinon on ne fait rien. Mais ça devient judiciaire, alors il faut dépoter, mais c’est trop tard.

Que se passe-t-il dans le même temps dans la vie de Jacques Sordes. Il place encore 700 000 euros dans des bons, verse 1 million sur un compte à la banque suisse Julius Bear, achète un ranch dans l’Utah pour 1,8 million de dollars, une maison à Saint Joseph pour 600 000 euros, une autre à Shoelcher en septembre pour 700 000, et 2,9 millions de dollars sur un compte à la banque Morgan Chase, ce n’est pas les Bahamas mais la coopération est compliquée et on n’a rien récupéré auprès de ces établissements réputés mais pas coopératifs.

Année faste, quand on voit tout cet argent par rapport à la situation de Caza sun, Sordes se charge du sort de son patrimoine personnel.

Juillet 2010, Jacques Sordes devient gérant, il embauche Julia Chanteur, après quasi deux ans et demi sans un péquin chez Caza sun qui sache installer un panneau photovoltaïque. Pour un montage vendu comme un super produit de défiscalisation ! En janvier on a 2,9 millions de dollars à la Morgan Chase, 1 million à Hong Kong. Tout cet argent, on ne l’a pas retrouvé, j’ai du mal à croire que Jacques Sordes soit impécunieux.

Je pense vous avoir démontré en moins d’une heure que ce montage photovoltaïque est une escroquerie, que les notes d’avocats ne valident absolument pas, créé explicitement pour éviter les contrôles, et sans aucune volonté d’investir.

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