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35 millions de logements, 19 millions de maisons, 60% de propriétaires, un logement sur sept en région parisienne, l’Insee dresse le panorama du parc immobilier français et mesure son évolution sur trente ans de 1986 à 2016. (photo © GPouzin)

A l’heure des bilans annuels, l’immobilier est un des sujets qui intéressent le plus, car le logement tient une double place de choix dans le cœur des Français : principal bien dans le patrimoine de la plupart des propriétaires, premier poste de dépenses dans le budget des locataires, le logement est aussi le toit qui protège et réconforte tous ceux qui en ont un. Ayant trouvé le panorama des logements français dressé par l’Insee particulièrement bien fait, Deontofi.com le reproduit ci-dessous pour relayer sa diffusion auprès des lecteurs qui n’auraient pas le réflexe de rechercher ce type de publication sur le site de l’Institut national de la statistique et des études économiques. Nous y ajoutons cet élément de réflexion utile à la compréhension d’une des différences clé entre les marchés financiers et immobilier : en 2016, selon d’autres sources, les ventes de logements auraient dépassé 850 000 transactions, un niveau exceptionnel dopé par la baisse des taux d’intérêt sur les prêts immobilier. Même avec un tel dynamisme des échanges, les transactions ne concernent pourtant que 2,5% du parc de logement, ce qui donne une idée de la liquidité du marché immobilier.

Le parc de logements en France au 1 er  janvier 2016

Céline Arnold, division Logement, Insee

Au 1er janvier 2016, la France hors Mayotte compte 35,4 millions de logements. En France métropolitaine, 82 % des logements sont des résidences principales et 56 % des logements individuels. L’agglomération parisienne rassemble 16 % des résidences principales et les zones rurales 43 % des résidences secondaires. Dans les départements d’outre-mer, le parc de logement augmente plus vite qu’en métropole, de l’ordre de 2,5 % en moyenne par an depuis trente ans contre 1 % en métropole.

Publications grand public / Insee Focus – No 73 – Paru le : 21/12/2016
Sommaire
  1. Depuis trente ans, le parc de logements métropolitain s’accroît de 1 % par an
  2. L’agglomération parisienne concentre 16 % des résidences principales
  3. Six ménages sur dix sont propriétaires de leur résidence principale
  4. Le nombre de logements s’accroît fortement dans les DOM

Depuis trente ans, le parc de logements métropolitain s’accroît de 1 % par an

Au 1er janvier 2016, la France métropolitaine compte 34,5 millions de logements (figure 1 ; sources). Depuis trente ans, le parc s’accroît de 1 % par an en moyenne. Aujourd’hui, sur 100 logements, 82 sont des résidences principales, 10 sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels et 8 sont des logements vacants.

Figure 1 – Répartition du parc de logements selon la catégorie

Figure 1 – Répartition du parc de logements selon la catégorie
1986 2016 Évolution annuelle moyenne (en %)
Nombre de logements (en milliers) Répartition (en %) Nombre de logements (en milliers) Répartition (en %)
Ensemble des logements, dont : 25 453 100,0 35 425 100,0 1,1
Résidences principales 20 962 82,3 29 173 82,3 1,1
Résidences secondaires et logements occasionnels 2 566 10,1 3 318 9,4 0,9
Logements vacants 1 925 7,6 2 934 8,3 1,4
Ensemble des logements de France métropolitaine, dont : 25 038 100,0 34 537 100,0 1,1
Résidences principales 20 610 82,3 28 430 82,3 1,1
Résidences secondaires et logements occasionnels 2 546 10,2 3 281 9,5 0,8
Logements vacants 1 882 7,5 2 825 8,2 1,4
Ensemble des logements des DOM, dont : 415 100,0 888 100,0 2,6
Résidences principales 353 85,0 743 83,6 2,6
Résidences secondaires et logements occasionnels 20 4,8 37 4,2 2,0
Logements vacants 42 10,2 108 12,2 3,0
  • Champ : France, hors Mayotte.
  • Sources : Insee, SOeS, estimations annuelles du parc de logements au 1er janvier.

En métropole, le nombre de résidences principales s’établit à 28,4 millions. Il a crû à un rythme un peu plus élevé que l’ensemble du parc depuis le début des années 1990 jusqu’au milieu des années 2000 (figure 2). Depuis, il suit une progression annuelle de 0,9 %.

Figure 2 – Évolution du nombre de logements par catégorie depuis 1986

Figure 2 – Évolution du nombre de logements par catégorie depuis 1986Note : évolution annuelle, moyenne quiquennale entre les stocks au 1er janvier.

La part des résidences secondaires et logements occasionnels est relativement stable depuis trente ans. Celle des logements vacants est proche en 2016 de celle de 1986. Elle a d’abord diminué lentement, reculant jusqu’à 6 % en 2006, avant de progresser ensuite. Depuis 2006, le nombre de logements vacants s’accroît dans l’ensemble des unités urbaines sauf celle de Paris. Cette hausse concerne à la fois les logements individuels et collectifs.

En 2016, l’habitat individuel représente 56 % des logements : il est majoritaire parmi les résidences principales comme parmi les résidences secondaires et les logements occasionnels. Après avoir progressé entre 1999 et 2008, sa part recule légèrement. En effet, le nombre de logements collectifs augmente plus vite que celui de logements individuels (figure 3) du fait des évolutions récentes de la construction neuve. Ainsi, à partir de 2013, les logements achevés dans l’année sont plus nombreux dans le collectif que dans l’individuel, alors que c’était l’inverse avant 2008.

Figure 3 – Évolution du nombre de logements par type d’habitat depuis 1986

Figure 3 – Évolution du nombre de logements par type d’habitat depuis 1986Note : évolution annuelle, moyenne quiquennale entre les stocks au 1er janvier.Champ : France métropolitaine.Sources : Insee, SOeS, estimations annuelles du parc de logements au 1er janvier.

L’agglomération parisienne concentre 16 % des résidences principales

En 2016, 16 % des résidences principales se situent dans l’agglomération parisienne et 22 % en zone rurale (figure 4).

Les résidences secondaires ou logements occasionnels se situent bien plus souvent en zone rurale ou dans une petite unité urbaine (moins de 100 000 habitants) : dans quatre cas sur cinq contre seulement la moitié des résidences principales. Toutefois, la part du rural a diminué depuis trente ans (43 % en 2016 contre 51 % en 1986), alors que celle des petites unités urbaines s’est accrue (de 32 % à 39 %) avec l’urbanisation.

Enfin, la majorité des logements vacants se situent en zone rurale ou dans une petite unité urbaine (61 % en 2016). L’habitat individuel est d’autant plus fréquent que la commune est petite, et ce pour toutes les catégories de logement (résidence principale ou autre). Toutefois, quel que soit le type de commune, la part de l’habitat collectif est toujours plus élevée parmi les résidences secondaires et les logements vacants que parmi les résidences principales.

Figure 4 – Part de l’habitat individuel et collectif selon la tranche d’unité urbaine au 1er janvier 2016

Figure 4 – Part de l’habitat individuel et collectif selon la tranche d’unité urbaine au 1er janvier 2016
en milliers
Ensemble des logements Résidences principales Résidences secondaires et logements occasionnels Logements vacants
Ensemble des logements 34 537 28 430 3 281 2 825
Individuel 19 325 16 088 1 883 1 354
Collectif 15 212 12 343 1 399 1 471
Communes rurales 8 341 6 227 1 405 709
Individuel 7 473 5 768 1 093 613
Collectif 867 460 312 96
Agglomérations de moins de 100 000 habitants 11 114 8 834 1 264 1 016
Individuel 6 956 5 798 664 493
Collectif 4 158 3 035 600 523
Agglomérations de 100 000 habitants ou plus 10 038 8 793 443 801
Individuel 3 827 3 512 112 202
Collectif 6 211 5 281 331 599
Agglomération Parisienne 5 045 4 576 169 299
Individuel 1 069 1 009 13 46
Collectif 3 976 3 567 156 253
  • Champ : France métropolitaine.
  • Sources : Insee, SOeS, estimations annuelles du parc de logements au 1er janvier.
 
en %
Ensemble des logements Résidences principales Résidences secondaires et logements occasionnels Logements vacants
Ensemble des logements 100,0 100,0 100,0 100,0
Individuel 56,0 56,6 57,4 47,9
Collectif 44,0 43,4 42,6 52,1
Communes rurales 100,0 100,0 100,0 100,0
Individuel 89,6 92,6 77,8 86,5
Collectif 10,4 7,4 22,2 13,5
Agglomérations de moins de 100 000 habitants 100,0 100,0 100,0 100,0
individuel 62,6 65,6 52,5 48,5
Collectif 37,4 34,4 47,5 51,5
Agglomérations de 100 000 habitants ou plus 100,0 100,0 100,0 100,0
Individuel 38,1 39,9 25,4 25,2
Collectif 61,9 60,1 74,6 74,8
Agglomération Parisienne 100,0 100,0 100,0 100,0
Individuel 21,2 22,0 7,9 15,5
Collectif 78,8 78,0 92,1 84,5
  • Champ : France métropolitaine.
  • Sources : Insee, SOeS, estimations annuelles du parc de logements au 1er janvier.

Six ménages sur dix sont propriétaires de leur résidence principale

58 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale (figure 5). Cette part n’a cessé de croître depuis les années 1980 jusqu’en 2010, mais elle est stable ces dernières années. Parmi les propriétaires, environ un tiers sont accédants, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas fini de rembourser leur emprunt pour l’achat du logement. La part d’accédants à la propriété a fortement augmenté dans les années 1980 avant de baisser jusqu’au milieu des années 2000. Elle est stable depuis. La part des propriétaires sans charges de remboursement croît en partie sous l’effet du vieillissement de la population et de la stabilisation de la part de nouveaux propriétaires. En trente ans, elle est passée de 28 % à 38 % des ménages.

Parallèlement, la proportion des ménages locataires de leur résidence principale a légèrement diminué dans les années 1980 et s’est stabilisée ensuite. La part des bailleurs publics a augmenté un peu jusqu’au début des années 1990, puis s’est maintenue. Dans le parc locatif, les parts respectives des bailleurs publics et privés atteignent 17 % et 23 % des résidences principales en 2016.

Figure 5 – Répartition des résidences principales selon le statut d’occupation

Figure 5 – Répartition des résidences principales selon le statut d’occupationNote : les bailleurs publics regroupent les bailleurs (HLM), les autres bailleurs sociaux tels que lessociétés d’économie mixte (SEM), l’État, les collectivités locales et les établissements publics.Lesbailleurs privés regroupent les ménages propriétaires bailleurs et les bailleurs autres personnes morales(associations, mutuelles, banques, sociétés d’assurance, sociétés immobilières, etc.).Champ : France métropolitaine.Sources : Insee, SOeS, estimations annuelles du parc de logements au 1er janvier.

Le nombre de logements s’accroît fortement dans les DOM

Dans les départements d’outre-mer (DOM) hors Mayotte, le parc total des logements augmente plus rapidement qu’en métropole, en lien avec une croissance plus soutenue de la population. Il a crû de 3 % par an, en moyenne, entre le début des années 1980 et la fin des années 1990, puis de 2 % à 2,5 % par an jusqu’à aujourd’hui. Comme en métropole, mais de façon plus marquée, le nombre de logements continue de croître plus rapidement que la population, sous l’effet du vieillissement et de la décohabitation.

En 2016, sur 100 logements, 84 sont des résidences principales, 4 sont des résidences secondaires ou occasionnelles et 12 sont des logements vacants (figure 1). Le nombre de résidences principales s’accroît un peu moins vite que l’ensemble du parc depuis 2008. L’habitat individuel représente plus des deux tiers de l’ensemble des logements ultramarins (hors Mayotte). Il reste majoritaire quel que soit le type de logement, même si sa part baisse lentement depuis trente ans.

Pour en savoir plus

SOeS, « Compte du logement 2014 – premiers résultats 2015 », collection RéférenceS, février 2016.

Crusson L., Arnault S., « Le parc de logements en France au 1er janvier 2014 », Insee Focus n° 16, février 2015.

Clanché F., Rascol O., « Le découpage en unités urbaines de 2010 : l’espace urbain augmente de 19% en une décennie », Insee Première n° 1364, août 2011.

Arnault S. et al., « Les conditions de logement fin 2013 : Premiers résultats de l’enquête Logement », Insee Première n° 1546, avril 2015.

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