Nouveau désastre dans le naufrage des retraites complémentaires facultatives mal provisionnées des fonctionnaires. L’Union mutualiste retraite (UMR), s’apprête à imposer aux souscripteurs du Corem (R1), complément de retraite de la fonction publique, une coupe de 30% des rentes viagères qu’ils espéraient toucher jusqu’à la fin de leurs jours. En attendant l’assemblée générale extraordinaire appelée à valider ce fiasco, le 18 novembre 2014, Deontofi.com fait le point sur cette nouvelle étape du naufrage de l’épargne retraite des fonctionnaires. (Tous les articles sur l’affaire Cref/Corem ici)

Fausse alternative aux fonds de pension, le Corem, héritier du Cref (Complément de retraite enseignants fonctionnaires) s'avère désastreux (photo © GPouzin)

Fausse alternative aux fonds de pension, le Corem, héritier du Cref (Complément de retraite enseignants fonctionnaires) s’avère désastreux (photo © GPouzin)

«Avec votre cotisation vous cumulez des points et au moment de votre retraite une rente vous sera versée à vie», explique clairement et simplement l’UMR (Union mutualiste retraite) sur son site web en précisant que «à la différence de l’assurance-vie ou d’autres produits d’épargne, Corem n’est pas un produit financier mais un véritable système dédié à la retraite», avant de conclure «Avec Corem, l’adhérent n’a pas besoin de se soucier de la gestion ou de la préservation de son capital». Les 334 000 adhérents du Corem (à fin 2013 selon l’UMR) ont pourtant bien du souci à se faire, s’ils comptent sur cette fameuse rente à vie pour compléter leur retraite.

En contrepartie de longs efforts d’épargne tout au long de leur carrière, les cotisants à ce régime de retraite complémentaire facultatif avaient soi-disant la garantie de percevoir, une fois en retraite, des rentes à vie préservant leur pouvoir d’achat. Que nenni ! Ces compléments de revenus tant espérés pour boucler leurs fins de mois, seront à l’avenir amputés de 30%, selon les estimations des associations de défense des épargnants concernés (lire communiqués ci-dessous).

"Les scandales de l'épargne retraite", révélés par Guillaume Prache dans son livre publié en 2008, ont été à l'origine de plusieurs procès contre des dirigeants malhonnêtes et en faveur des épargnants spoliés.

« Les scandales de l’épargne retraite », révélés par Guillaume Prache dans son livre publié en 2008, ont été à l’origine de plusieurs procès contre des dirigeants malhonnêtes et en faveur des épargnants spoliés.

Pire. Cette avarie n’est pas la première, et peut-être pas non plus la dernière, dans le naufrage de l’épargne retraite des fonctionnaires, décrit et annoncé de façon très documentée par Guillaume Prache, président-fondateur de l’Arcaf, dans son livre de 2008 sur « Les scandales de l’épargne retraite, des millions de fonctionnaires et de petits épargnants abusés ». Il s’était d’ailleurs régulièrement inquiété de la dérive financière du Corem, notamment dans un communiqué du 19 juin 2014, reproduit et commenté par Deontofi.com, sur le trou du Corem.

La galère de l’épargne retraite des fonctionnaires prend l’eau depuis longtemps. Et ses victimes n’en sont pas à leur première déconvenue. Le Corem est en effet l’héritier du Complément de retraite des enseignants et fonctionnaires (Cref), dont le naufrage en 1998, il y a seize ans, s’était soldé par «la baisse uniforme pour tous les sociétaires de 25% de la valeur de service du point Cref en répartition», et la «transmission universelle de son patrimoine par voie de fusion» avec une nouvelle Union Mutualiste Retraite (UMR) créée pour l’occasion, comme Deontofi.com l’expliquait en amont du procès des dirigeants du Cref.

A l’époque, les 450 000 cotisants du Cref avaient été confrontés à un ultimatum douloureux : soit accepter qu’on rabote leurs droits de retraite en les transférant au nouveau dispositif Corem de l’UMR, soit refuser ce chantage et récupérer des miettes de leur épargne. Echaudés par ce premier naufrage, 80 000 cotisants avaient perdu plus de la moitié de la valeur réelle de leur épargne confiée au Cref, en refusant le transfert.

Maîtres Stéphane Bonifassi, Francis Terquem, Yann Le Bras et Nicolas Lecoq-Vallon, des victimes du complément de retraite des enseignants et fonctionnaires, Cref. (photo © GPouzin)

Maîtres Stéphane Bonifassi, Francis Terquem, Yann Le Bras et Nicolas Lecoq-Vallon, avocats des victimes du Cref (complément de retraite enseignants fonctionnaires). ©GPouzin

Plusieurs milliers d’entre eux, réunis au sein du Comité d’information et de défense des sociétaires (CIDS) du Cref, ont réclamé en justice un dédommagement de leur préjudice, qu’ils ont partiellement obtenu grâce à la détermination de leurs avocats, Maîtres Nicolas Lecoq Vallon, Stéphane Bonifassi, Yann Le Bras et Francis Terquem, par le biais de multiples procédures (civiles, pénales, administratives…). Lisez ici les compte rendus d’audiences exclusifs publiés par Deontofi.com lors du procès en appel des dirigeants du Cref pour abus de confiance.

La légalisation des actions de groupes (procès collectifs, ou « class actions ») ouvre de nouvelles perspectives aux victimes d’arnaques financières. Autorisées en France par la Loi Hamon du 17 mars 2014 (Loi 2014-344 au J.O. du 18/3/2014), avec des années de retard sur bien des pays civilisés, les actions de groupes ne sont réellement possibles que depuis la publication, le 1er octobre 2014, de leur décret d’application du 24 septembre.

Les adhérents lésés par les fausses promesses du Corem réfléchissent dès maintenant aux recours qu’ils devront engager à leur tour, pour obtenir réparation de ce nouveau préjudice. D’autant qu’il s’ajoute au sacrifice déjà subi après le naufrage du Cref, contre la promesse d’une retraite paisible sans nouvelle amputation de leurs droits jusqu’à la fin de leurs jours. Leur consentement de l’époque se trouve gravement remis en cause par cette nouvelle débâcle.

Tous les systèmes d’épargne et de retraite ne sont heureusement pas dans une situation aussi inextricable que celle du Cref et du Corem. La plupart des produits de retraite facultatifs (assurance vie, perp, perco, retraite Madelin…) sont gérés par capitalisation, avec des règles de solvabilité très strictes et des contrôles réguliers de l’adéquation entre la gestion de l’épargne et les engagements envers les clients, même si cela n’empêche pas quelques mauvaises surprises (notamment en terme de revalorisation des rentes).

De leur côté, les retraites complémentaires obligatoires par répartition (type Agirc-Arrco, Ircantec, Erafp…) fonctionnent comme des assurances mutualisant les cotisations payées par les actifs pour verser les pensions aux retraités. Mais à la différence des retraites facultatives comme le Cref et le Corem, les gérants des retraites obligatoires pilotent l’évolution de leur équilibre à long terme de façon à éviter des déboires semblables.

Dans le débat actuel opposant les défenseurs de la répartition aux tenants de la capitalisation, les naufrages du Cref et du Corem sont un contre-exemple des vrais enjeux du financement des retraites. Ils illustrent au contraire la monstruosité financière d’une création hybride par des apprentis-sorciers. Un régime par répartition facultatif non provisionné est inéluctablement voué à l’échec, ce qui n’est pas le cas d’un régime par répartition obligatoire, ni d’un régime par capitalisation provisionné.

Pour plus de détails sur les mesures contestées de l’UMR Corem, en complément de notre mise en perspective, Deontofi.com vous invite à lire les communiqués de l’Arcaf et du CIDS reproduits ci-dessous.

Communiqué de l’Association nationale des fonctionnaires épargnant pour la retraite (Arcaf) du 11/10/2014 :

COREM (ex CREF) Les victimes de nouveau lourdement sacrifiées

Les épargnants victimes de la stratégie irresponsable et trompeuse du régime de nouveau lourdement sacrifiés

Le 11 octobre 2014

L’union de mutuelles UMR vient d’annoncer des mesures pour tenter de combler le trou abyssal [1] et caché des produits d’épargne retraite COREM et « R1 » (héritiers du CREF) qu’elle gère depuis 2002.

Ces mesures consistent à sacrifier de nouveau les 400 000 adhérents victimes de la stratégie irresponsable et trompeuse du régime mise en place depuis 2002.

Nouvelle baisse d’un tiers des rentes « R1 »

En effet, ces mesures visent d’abord les adhérents les plus anciens et les plus âgés – et donc les moins susceptibles de se défendre – qui avaient été parqués en 2002 dans le Régime R1 fermé (non commercialisé), après une réduction déjà très lourde de leurs droits. L’épargne et les rentes versées par le R1 n’ont jamais été revalorisées depuis, engendrant une nouvelle perte de pouvoir d’achat pour les adhérents de plus de 16 % à fin 2013. L’UMR annonce aujourd’hui une nouvelle réduction d’un tiers environ des rentes à verser, plongeant ces personnes âgées dans une grande détresse. Rappelons que tous ces adhérents avaient confié leur épargne retraite au prédécesseur du COREM/R1 sur la base de l’engagement de ce dernier non seulement de ne jamais baisser les rentes mais de les revaloriser annuellement comme les traitements des fonctionnaires.

Nouvelle amputation des droits pour les cotisants du COREM

Ces mesures visent ensuite les adhérents du régime COREM toujours activement commercialisé lui. Eux aussi ont vu leurs droits déjà réduits en 2002, puis ont aussi déjà subi une absence quasi-totale de revalorisation de leurs droits avec aussi une perte de pouvoir d’achat de 16 % de leurs droits depuis cette date. L’UMR annonce aujourd’hui un report du droit à rente à taux plein de deux années (de 60 à 62 ans). En clair, ce tour de passepasse signifie une nouvelle amputation des droits des cotisants COREM auxquels on supprime deux années de rentes. Il s’agit donc bien là-aussi d’une diminution des rentes.

Nouvelle diminution du rendement

Enfin ces mesures diminuent à compter de 2015 le rendement minimum annuel de l’épargne jusqu’à la liquidation de 2,3% à 1,5%. Autrement dit, comme l’UMR ne revalorise pas par ailleurs cette épargne, si l’inflation dépasse 1,5% par an d’ici à l’âge de la retraite, les épargnants perdront de l’argent dès la phase d’épargne.

Ces mesures seront adoptées sans le consentement des adhérents par l’assemblée générale de l’UMR du 18 novembre prochain

Et pour cause puisque les adhérents R1 et COREM n’ont pas le droit de participer à cette assemblée, ni – a fortiori – celui d’y voter.

Information des souscripteurs toujours trompeuse

L’UMR n’informe pourtant toujours pas visiblement et clairement les souscripteurs :
-  que le régime est massivement sous-provisionné par rapport à ses engagements,
-  que le pouvoir d’achat des rentes versées s’est effondré de 16% depuis l’origine,
-  et que ces rentes ne seront probablement toujours par revalorisées dans un futur proche, engendrant de nouvelles pertes de pouvoir d’achat dans le futur.
Pire, le site web continue comme si rien n’était à vanter le caractère « sûr et performant » du régime ! Ces agissements violent avec persistance les dispositions légales générales exigeant une information exacte, claire et non trompeuse, et aussi celles spécifiques au COREM exigeant que ses publicités fassent ressortir clairement que seule une fraction de la valeur des rentes à verser est provisionnée.

Un régime qui devrait être fermé depuis 2002

L’ARCAF a rappelé de nouveau en juin dernier à l’Autorité de contrôle que l’Etat et la mutuelle du CREF ont déjà été condamnés pour défaut du contrôle et pour l’illégalité de la gestion du régime, et a demandé à nouveau la fermeture de son successeur, le COREM à tous nouveaux versements, comme cela aurait dû être fait dès 2002, et, comme l’a fait l’Autorité de contrôle en 2008 pour la Complémentaire Retraite des Hospitaliers, en invitant les parties responsables (en l’occurrence l’organisme assureur et l’Etat) à assumer ce faisant le coût de leurs manquements passés.

Le président de l’Autorité de contrôle n’a pas souhaité nous informer des suites qu’il comptait donner à notre plainte, opposant une fois de plus aux représentants des victimes le « secret professionnel ». En tout état de cause, les violations des dispositions légales en matière d’information des épargnants continuent à prospérer, de même que le recrutement actif de nouveaux adhérents.

Notes

[1Estimé en juin dernier à au moins 2,5 milliards d’euros par l’ARCAF, estimation qui n’a pas été démentie depuis à notre connaissance, voir communiqué du 29 juin 2014.
Retrouvez le communiqué de l’Arcaf du 11 octobre 2014 sur son site EpargneRetraite.org.

Communiqué CIDS                                 Paris, le 15 octobre 2014
Comité d’Information et de Défense des Sociétaires du CREF
COMMUNIQUE
Epargne retraite – Fonction Publique – Mutualité – MRFP- UMR – CREF – COREM
MESURES DRASTIQUES ANNONCEES PAR L’UMR :
Les ADHERENTS DU CREF/COREM n’avalent pas la couleuvre et se mobilisent contre une nouvelle faillite de leur produit de retraite.
L’U.M.R, héritière de la défunte M.R.F.P, qui a repris en 2002 la gestion de l’ex-CREF, produit de retraite complémentaire de fonctionnaires, rebaptisé COREM inflige des mesures drastiques à ses adhérents :
1)     Pour les allocataires du R1 (ex-CREF), baisse de leur rente d’environ 30%, déjà amputée de 17% en 2002 et jamais revalorisé de 2002 à 2014.
2)     Pour les cotisants du  COREM, baisse de de 2.3 à 1.5% du taux de rendement de leur épargne en cours de constitution.
3)     Report de 60 à 62 ans de l’entrée en jouissance de leur retraite complémentaire à taux plein.
Soit un scénario identique à celui de 2002, en plus sévère.
Une nouvelle fois, des centaines de milliers d’adhérents sont trompés et trahis dans les engagements pris dans la commercialisation du CREF/COREM. Et leur préjudice de s’alourdir, une nouvelle fois.
Rappelons  qu’à l’initiative du CIDS (Comité de défense et d’information des sociétaires) défendu par Maître Nicolas Lecoq-Vallon, la M.R.F.P qui gérait le CREF a déjà été condamnée dans un arrêt rendu par la Cour d’Appel  de Paris le 29 avril 2011. Les anciens dirigeants de la M.R.F.P ont été définitivement condamnés pour abus de confiance par la Cour d’Appel de Paris le 11 avril 2014.
Ces nouveaux événements viennent derechef confirmer la responsabilité de l’UMR qui invoque, pour s’exonérer, comme il y a 13 ans la M.R.F.P, les normes européennes… 
La condamnation de l’U.M.R est aujourd’hui demandée dans une procédure d’extension de passif,  pendante devant le T.G.I de Paris à l’initiative de Maître Leloup-Thomas, mandataire liquidateur de la M.R.F.P.
Les adhérents du CIDS  fondent  leurs espoirs dans la décision de 1ère instance qui interviendra dans les prochaines semaines, et sont bien déterminés, forts du retour d’expérience de la catastrophe du CREF,  à soulever tous les moyens de droit pour obtenir le rendement du produit COREM que l’on n’a cessé de leur vendre comme «  sûr et sécurisé ».
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38 commentaires

  1. pluyaut christiane, le

    christiane le 15 mai 2017.
    j’ai été volée par la MRIFEN pendant 30 ans, tous mes gains issus de « petits boulots » peu payés, car en campagne village ou nous vivions dans l’inconfort, il n’y avait pas de travail a espérer; mon mari instituteur secrétaire n’avait pas le droit de cotiser pour cette seconde fonction, d’où notre adhésion à cette mutuelle; les enquêtes font état d’un déficit  » vol » de I7 milliards de vieux francs, suite à la vente des immeubles qui devaient assurer la retraite promise, par THEULADE, (ministre de la santé de MITTERAND; suppléant de HOLLANDE lequel a mis les huissiers dehors de l’ELYSEE, lorsqu’il sont venus lui demander de témoigner. J’ai tout le dossier à disposition à la maison. jAMAIS AU GRAND JAMAIS JE N’ai VOTE DEPUIS, ET JE NE VOTERAI JAMAIS POUR CES VOLEURS DE SOCIALISTES, qui ont détruit la mutuelle des étudiants, etc…. J’ai honte pour la FRANCE;

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  2. pluyaut christiane, le

    moi aussi, épouse d’enseignant secrétaire de mairie, j’ai fait confiance à cette mutuelle gérée par des socialistes, qui défendent les petites gens; je n’avais pas de métier et nous vivions dans un village où je ne trouvais à faire que des petits boulots peu payés; j’ai envoyé tous mes gains pendant 3O ans à cette mutuelle, et lorsque j’ai demandé ma retraite à 65 ans, cela me doublait ma retraite de sécurité sociale pour laquelle j’avais cotisé avec ces « petits boulots », tout en élevant nos trois enfants dans l’inconfort de l’époque, et aidant mon mari dans ses secrétariats car tout se faisait à la main et à la machine à écrire, la mienne, car il n’en existait pas dans les mairie. AU bout de 2 ans, réduction de I7 I/2%,. Plainte, enquêtes, les dirigeants ont vendus les biens immobiliers, dont la rue de Solférino au parti socialiste, pour une bouchée de pain;; puis, l’an dernier, nouvelle baisse, soit de 30%. M. Hollande, suppléant de Theulade refuse de témoigner, je reçois actuellement 140 EUROS, et mon mari ( une option) 34,80 e par mois. jamais, depuis, et toujours, je ne vote pour ces voleurs de socialistes. AVIS AUX AMATEURS.

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  3. Rémi, le

    J’ai commencé par adhérer à la MRIFEN , puis la MRIFEN s’est effondrée…. Le CREF a repris mon complément retraite (je veux dire mes cotisations), La France Mutualiste un contrat Force 4 (assurance-vie). J’ai cessé de cotiser à la COREM (ou à l’UMR, je m’y perds!) il y a quelques années – heureusement. J’espère que pour ce qui est de l’autre contrat (France Mutualiste), je n’aurai pas les mêmes déboires. Je reste scandalisé par le fait qu’à la MRIFEN (comme dans d’autres Mutuelles), il y ait eu des « bénévoles » qui n’en étaient pas (je laisse de côté les indemnisations quand elles sont justes), y compris par le biais de l’ancien CCOMCEN (« (Comité de Coordination des Œuvres Mutualistes et Coopératives de l’Education Nationale ») : à les en croire, ils étaient les meilleurs en tout, défendant des valeurs humanistes (et faisant peur à un adhérent qui aurait eu l’imprudence de les critiquer), j’espère que cela a changé depuis (?). Et pourtant, il y a eu aussi dans ces mutuelles ou coopératives de la qualité et des « militants » sincères.

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  4. gal, le

    Bonjour

    Ca fait depuis 20 ans qu’on ecrit dans la presse que les PREFON et autres CREF sont des pieges a gogos.
    J’ai du y cotiser deux ans avant de tout annuler au vu des echos desastreux dans les annees 80.

    Le drame de l’epargnant c’est qu’il est incapable pour des raisons diverses de se prendre en main.
    On est en face d’une relation parents/enfants : bou hou hou, j’ai bobo je ne savais pas.
    Comment plaindre des gens qui ne savent/ne veulent pas devenir acteur de leurs choix financiers?
    No pain no gain

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    • Gilles Pouzin, le

      Bonjour cher lecteur et merci pour ce commentaire pertinent et sympathique.
      Au-delà du décryptage des dérives en matière de déontologie financière, la vocation de Deontofi.com sera justement d’aider les épargnants à prendre en main la gestion de leur argent.
      Nous travaillons au développement de nouvelles rubriques sur Deontofi.com pour remédier à la relation d’infantilisation des épargnants que vous décrivez.
      En espérant que cette orientation aidera les épargnants à prendre en main leur destin financier, bonne année et bonne lecture sur Deontofi.com

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  5. JALLAGEAS marie France, le

    bonjour
    a mon grand regret je fais partie de ce troupeau de « petites gens » honnêtes qui croient en la valeur de la mutualisation et de la solidarité ! j’ai adhéré au CREF en 1979 et pris ma retraite en 2007 et bien évidemment j’ai subi par deux fois les conséquences de la gestion lamentable de cette caisse.
    aujourd’hui je suis scandalisée par un nouveau courrier du 19 juin qui me demande de retourner avant le 31 juillet un coupon signé certifiant que je suis toujours en mesure de percevoir mon allocation SOUS PEINE DE SUSPENSION !!!! ce qui veut dire que n’importe quel sociétaire en voyage ou en déplacement ou hospitalisé pendant ce mois sans pouvoir faire suivre son courrier se verra rayé des allocataires !!!! un SCANDALE DE PLUS ! A DIFFUSER DANS LA PRESSE.

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  6. Heurtel Jean, le

    J’ai adhéré à la MRIFEN dans les années 70. Syndicaliste et mutualiste, j’y croyais: on ne peut être trahi par les siens! A ma honte rétrospective, je suis même devenu délégué. J’ai participé, en 1999, au 51° congres à La Rochelle: tout baignait, c’était Byzance! Las! quelques années après, c’était la catastrophe: dissolution de la MRIFEN, plus de répartition, tout en capitalisation, comme dans le privé. Je n’ai jamais touché l’allocation prévue: dès le départ, elle fut amputée de 16,49 % et la dégringolade continue. Notre argent a été mal géré depuis des années, il y a eu des abus, des copinades. Ça a duré dans l’indifférence des pouvoirs publics. Dans l’affaire, ce qui me désole le plus n’est pas l’aspect financier mais la tromperie, l’abus de confiance.

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  7. SAPHAR, le

    Si je ne tiens pas compte de ma retraite du combattant -intégrée abusivement dans les données qui nous sont fournies -la baisse de ma rente n’est plus de 30% mais de 56,87%. En effet de 220,03(401,97-181,94) elle passe à 94,89 (276,83-181,94). Aucune clarté dans les chiffres fournis par les voyous de la COREM ex-MRIFEN…

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  8. SOUVERAIN, le

    Heureuse de rejoindre le troupeau des vaches à lait !
    J’ai commencé hier à comprendre que j’avais eu tort de faire confiance à l’UMR !
    Adhérente de la MRIFEN, puis du CREF depuis 1991, fortement incitée à la faire par la MGEN…J’ai vu mes estimations de rente fondre comme motte de beurre au soleil…Mais comme une sotte que j’étais, je me suis laissée bercer par les propos apaisants et mensongers des conseillers COREM que j’ai appelés à plusieurs reprises !
    Or, hier, j’ai appelé une conseillère pour lui demander de liquider mon dossier pour obtenir me rente…Et là, le discours a totalement changé de contenus et surtout, de ton !
    Ainsi, je ne peux pas liquider mon dossier avant mes 62 ans révolus sous peine d’une minoration de 30 € de ma rente à vie ! D’autre part, ma rente est descendue à 206 € brut/mois !!!
    Et j’ai découvert toute l’étendue du scandale hier aussi en tapant juste « corem » dans la barre de recherche !!!
    Ainsi, je vous rejoins, j’ai contacté le CIDS auquel je vais m’abonner dans l’espoir que notre combat va tout de même aboutir…
    Que nous reste-t-il à faire ? à espérer ? serons-nous indemnisés à la hauteur du préjudice que nous subissons aujourd’hui et pour toute notre vie ?
    Merci de votre soutien !

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  9. Flouée, le

    Institutrice, j’ai adhéré , à l’époque, au régime MRIFEN pour le taux minimum, afin que mon époux, qui, lui, n’était pas fonctionnaire, et ne devait toucher qu’une toute petite retraite, puisse, lui aussi, cotiser , mais, lui, pour un taux beaucoup plus important . Ceci afin qu’il touche une somme qui nous paraissait importante, lorsqu’il serait retraité.
    Pendant des années, nous avons donc cotisé, dans le but de s’assurer une retraite complémentaire, et, juste au moment où il a eu l’âge de partir en retraite, c’est le moment où la MRIFEN a annoncé qu’ils baissaient le montant des sommes que nous devions toucher !
    Et de plus, maintenant, voilà qu’on annonce une nouvelle baisse , d’un tiers, cette fois !!!…
    Le fait de se nommer MRIFEN, à l’époque, nous avait rassurés, car les deux dernières lettres signifiaient : Education Nationale, et donc, nous pensions que cela était en liaison avec l’Etat, et le fonctionnariat .
    Et pourquoi l’Etat ne prend il pas en charge cet organisme ?

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  10. Haslé, le

    Bonjour.
    J’ai adhéré il y a 30 ans et ai arrêté de cotiser au premier scandale. Cependant, ils gardent ce que j’ai cotisé. J’aimerais savoir comment reprendre mon argent, même à perte. Je ne supporte pas le fait de savoir qu’ils travaillent avec.
    Si vous savez comment faire….Merci.

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  11. bece, le

    j’ai adhéré au corem via mgen il ya 3 ans le 26 décembre
    j’ai voulu m’en retiré dans les 30 jours(lu sur leur dépliant) par AR : ils m’ont répondu que c’était impossible.
    J’ai cotisé et voilà :
    leur dernier courrier « préventif », avant l’hécatombe de 2015 donnait jusqu’au 20 décembre 2014 pour les « quitter », soit quelques jours après réception du dossier : ce que j’ai cru comprendre en tous cas, car les phrases et terminologies sont ficelées de sorte qu’on ne comprend bien souvent « que dalle ».
    Et personne pour nous informer clairement et gratuitement sur internet, c’est vraiment une première de la toile!
    je n’ai qu’un conseil à ceux qui hésitent : ne pas continuer, ne surtout pas commencer

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  12. LdeFroissard, le

    Le Corem R1 hérite du passé et n’aurai jamais du accepter de prendre la gestion de ce fond totalement sous-capitalisé par rapport aux gains d’espérance de vie. La vraie erreur de l’UMR est là. Les fonds étaient insuffisants dès le départ. Cela risque d .atteindre également le PREFON…

    Pour ce qui est du « nouveau COREM » la gestion n’apelle pas de commentaires particuliers : elle anticipe bien la baisse des OAT (de 3,5% à 0,80% en 4 ans….), Solvency 2 et la hausse continue de l’esperance de vie…. Les TMG des compagnies d’assurance font de même. Cells qui me Le front pas courrent à la faillite.

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  13. TAMARIN, le

    moi aussi sociétaire depuis?…. je perds cette fois 30 °/°de mon complément retraite!
    Une nouvelle baisse après celle déjà subie! Où vont-ils arrêter de nous tondre la laine sur le dos ces incapables de gestion à qui nous avons fait confiance, à la limite du malhonnête, des promesses de retraite paisible! tous des menteurs; ça me fait rire (pour ne pas pleurer )de lire dans mon courrier:
     » Cette décision permet le versement de votre rente à vie et toutes les mesures sont prises pour tenir cet engagement » Un engagement à diminuer encore, contrairement à ce qui avait été signé à l’adhésion! Rt ils voudraient qu’on incite les jeunes collègues à adhérer, on croit rêver!
    je doute que leurs traitement à eux aient été réduits

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  14. delacre, le

    Dans cette affaire, pourquoi ne pas demander les sommes que les voyous Teulade et associés ont spoliées aux enseignants, soient remboursées sur leurs biens propres ou ceux de leur famille, ces bandits amis du président actuel qui l’est tout autant? Ce Teulade a bien fini sénateur, ce n’est pas ceux-là qu’on appelle les sages?
    Cela ne peut plus durer,il faut que le peuple se soulève, n’est-ce pas?
    Moi pour mes enfants,pour mes élèves, je suis prête.

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  15. ENTE, le

    Le Président de l’UMR annonce une fois de plus qu’il doit prendre des décisions difficiles pour sauvegarder nos régimes de retraite complémentaire et garantir le versement des rentes à vie. Il oublie juste de préciser le montant de cette rente.Vous pouvez compter sur lui ou sur son successeur pour avoir le même discours lorsque notre rente sera réduite à l’Euro symbolique.

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  16. dughera, le

    bonjour

    je suis dans le même cas que les précédents commentaires et ai besoin de savoir si une AG convoquée de la sorte (sans lieu ni heure) peut être considérée comme valable.
    Ceci étant j’aimerai savoir si économiquement, il a été bien prouvé en dehors d’associations hostiles au régime COREM qu’il y a un risque d’insolvabilité. je vois que l’autorité de contrôle n’a jamais donné suite aux demandes d’examen de la situation; n’a-t-elle pour autant rien produit sur la situation financière de COREM?
    Il me semble qu’avant de payer des avocats chers pour dénouer cette question, il serait intéressant de trouver un appui du côté de l’agence de contrôle dont c’est la mission toute simplement aussi parce que l’Etat continue à donner une carotte fiscale à tous ceux et celles qui sont adhérents de COREM.
    si cette carotte fiscale était supprimée, la plupart des hauts revenus qui cotisent dans un esprit de solidarité avec les autres cotisants pour un régime de répartition facultatif (et ce n’est pas le caractère obligatoire des autres régimes qui change la donne) sortiraient de Corem. Une manière de dire à l’Etat de prendre désormais ses responsabilités vis-à-vis des sociétaires.

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  17. Didierlib, le

    Bonjour
    J’ai commencé par une adhésion à la MRIFEN…. Et je me suis donc retrouvé « sociétaire » Corem ; j’ai arrêté mes versements en 2012, au total un peu plus de 8400 €, malgré les différents courriers de la Corem, je n’avais plus vraiment confiance. La valeur de ma rente potentielle était déjà faible, demain elle sera quasi-nulle.
    Il y a déjà eu la MRIFEN, la CAMIF…..
    J’en ai assez d’être le dindon d’une farce dont profitent des charlatans, dont certains sont sûrement très bien « indemnisés » et collectionnent honneurs et décorations, à l’inverse de naïfs comme moi qui ont passé toute leur vie à former des jeunes dans des conditions plus ou moins difficiles et sans beaucoup de reconnaissance sociale.
    Alors s’il y a des actions, pourquoi pas, moi de toute façon je n’ai plus rien à perdre.
    Bon courage à tous.

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  18. Joe, le

    Il est extrêmement pénible d’admettre que nous sommes les dindons de la farce. Une fois(cref): les plus indolents mettront cette déconvenue sur une mauvaise gestion, de l’incompétence, etc, ce que je ne crois pas. Mais une deuxième fois avec la COREM UMR persister ,cette fois, à y voir toujours la « faute à pas de chance » ce n’est plus de la naïveté, c’est clairement de la connerie pure. la COREM doit être mise en liquidation le plus tôt possible , ce qui reste des actifs… Misère… Doit être reversé aux sociétaires en proportion de leurs cotisations déduites pour ceux déjà à la retraite des montants reversés. Une plainte pénale est déposée, l’affaire doit être instruite par un juge d’instruction du pôle financier afin de délimiter clairement les responsabilités des dirigeants ensuite viendra le procès en correctionnelle. C’est aussi simple, faire perdurer ce montage financier, c’est juste s’en rendre complice pour ses intérêts personnels, c’est un mauvais choix de court terme doublé d’immoralité.

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    • Gilles Pouzin, le

      Bonjour et merci pour votre question qui montre bien le manque d’information données aux souscripteurs du Corem. Après avoir tenté de vérifier s’il existait des cas de retraits anticipés en capital dans votre type de situation (comme c’est le cas à ma connaissance pour d’autres placements en rente comme le Perp et le Perco), il faut admettre que l’information disponible sur le site Corem.com est d’une indigence effrayante. IL n’y a strictement aucune information sérieuse approfondie.
      Cette absence d’information peut aussi être la base d’un recours judiciaire. Comment ne pas évoquer un vice de consentement lors de votre souscription si l’on vous a fait signer en vous attirant avec des avantages fiscaux sans vous informer de vos droits et non droits ? Pour engager un recours, nous vous conseillons de vous rapprocher des associations de victimes et de leurs avocats, que vous retrouverez en bas de cette page : Tous les articles sur l’affaire Cref/Corem ici

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  19. BRIDE, le

    Bonjour,

    J’ai cotisé 5 ans à l’UMR (anciennement CREF) de 1999 à 2004 et à la réception du courrier de leur groupe m’informant de l’assemblée générale du 18/11 prochain, ainsi que des mesures qui vont être prises et dont je suis victime. Je leur ai adressé un courrier en RAR, le 17 octobre dernier pour demander le remboursement de mon épargne cotisée. La réponse est une lettre type qui ne répond pas à ma demande. Comment me défendre et quel recours contre ces voleurs ? Femme célibataire de 50 ans avec un petit revenu de fonctionnaires de Catégorie C. Je suis aujourd’hui, désespérée, car en 2004 et jusqu’à ce jour, après le naufrage de la CREF, je me suis tournée naïvement vers la PREFON qui me prélève actuellement 111 euros/mois. En effet, je voulais assurer mes vieux jours, sans dépendre de personne, or Il semble que la Préfon soit aussi concernée par une gestion trouble de l’épargne de ses cotisants. Je vais donc faire cesser rapidement les prélèvements. Je me sens démunie, je suis scandalisée et en colère. Que faire ?

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    • Gilles Pouzin, le

      Bonjour et merci pour votre témoignage et l’intérêt que vous portez à Deontofi.com.
      Pour faire valoir vos droits en cas de litige concernant le Cref et les produits d’épargne-retraite des fonctionnaires, nous vous invitons à vous rapprocher des associations (Arcaf, CIDS…) et avocats (Lecoq-Vallon & Feron-Poloni) travaillant sur ces dossiers, dont vous trouverez les sites web en bas de notre sommaire des articles sur ce sujet ici : https://deontofi.com/tous-les-articles-de-deontofi-com-sur-le-scandale-du-cref/

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    • ALLEON Gérard, le

      Que faire ? Vous tourner vers un placement spécial retraite qui fonctionne comme un compte.
      Vous versez, vous touchez des intérêts et cette somme est garantie.
      Vous pouvez suivre votre épargne au jour le jour et connaître la destination des fonds, leur rendement, les frais pris etc…

      Par exemple, le PERP d’APICIL, géré par un organisme social : APICIL est une grosse institution de retraite.

      Les régimes de retraite à points sont tellement opaques, que, de toutes façons, vous serez lésés au fil des mauvais placements et des mauvaises lois. Avec ce PERP, on ne peut rien vous cacher.

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      • Gilles Pouzin, le

        Bonjour cher lecteur et merci pour votre commentaire enthousiaste !
        Le forum de Deontofi.com défend la liberté d’expression, mais modère les affirmations promotionnelles.
        En ce sens, l’opinion exprimée sur le Perp d’Apicil n’engagent que l’auteur sans garantie contractuelle d’Apicil.
        Si Apicil est certainement une institution sérieuse, il nous est impossible de nous prononcer sur les qualités de ce placement que nous n’avons pas examiné.
        Merci en tous cas pour cette contribution optimiste.

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