Créer un club d’investissement permet de s’initier à la Bourse à plusieurs, en famille ou entre amis. Mais quel intermédiaire choisir pour commencer ? Deontofi.com répond sur BFM Business TV.

Créer un club d’investissement est une très bonne méthode pour s’initier à la Bourse à plusieurs, en famille ou entre amis. On ne parle pas assez de ce dispositif qui est d’une grande souplesse et bénéficie d’une fiscalité allégée. Deontofi.com reviendra plus en détail sur ce sujet.

Invité à répondre aux questions des épargnants dans l’émission Intégrale Placements sur BFM Business TV le 26 septembre 2017, Deontofi.com répondait à la question indispensable pour bien démarrer la création d’un club d’investissements. Quel intermédiaire choisir ? Voici les critères généraux pour bien choisir son intermédiaire, à affiner dans le cas des clubs d’investissements car tous les établissements financiers ne savent pas forcément traiter les spécificités de cette clientèle.

La fédération des investisseurs individuels et des clubs d’investissement (F2iC) propose de nombreuses sources d’information et de documentation pratique sur son site web F2iC.fr (aussi accessible à l’adresse http://clubinvestissement.com/), avec notamment des références d’intermédiaires réservant un bon accueil aux clubs d’investissement. Parmi les courtiers en ligne, ce serait notamment le cas de Boursedirect.fr. Pour les autres, mieux vaut vérifier auprès d’eux leurs conditions et capacité d’accueil des clubs d’investissement.

Comment choisir le courtier en ligne qui vous convient ?

Cela dépend de plusieurs paramètres car les banques en ligne et courtiers en ligne n’offrent pas tous les mêmes niveaux de services et de tarifs selon les types d’opérations et de gestion. Si l’on rajoute la multiplication des offres pour les différents segments de clientèles visées, comparer les offres des courtiers en ligne revient un peu à comparer les options des abonnements de téléphonie mobile, c’est quasiment impossible et il faut choisir en fonction de ses propres besoins et préférences.

Pour les courtiers en ligne, le premier critère est le tarif de courtage, c’est-à-dire le prix à payer pour passer un ordre de Bourse quand la transaction est effectuée.

Mais ce tarif dépend lui-même de plusieurs critères, par exemple le montant de la transaction, et surtout le nombre de transactions effectuées.

Pour économiser sur des transaction de petit montant (autour de 500 à 1500€), il faut privilégier des tarifs de courtage avec un minimum fixe ne pénalisant pas ces transactions. Par exemple Binck, Fortuneo ou Bourse Direct. Mais si l’on accumule des lignes de titres plus importantes, par achats fractionnés et grâce à leur valorisation, il faut aussi surveiller le tarif de courtage en cas de cession de lignes plus importantes. Là encore, Binck et Bourse Direct sont parmi les plus abordables, le courtage représentant autour de 0,1% du montant des transactions, même plus élevées.

Fortuneo offre aussi un bon compromis, avec un tarif abordable pour les petits ordres qui n’explose pas quand on effectue des transactions plus importantes. Boursorama n’est pas positionné parmi les moins chers. Quant à SaxoBanque, s’il est compétitif sur les grosses transactions, son minimum de 12€ par transaction le disqualifie par rapport aux concurrents pour la compétitivité sur les petits ordres.

Certains courtiers proposent des tarifs très avantageux, en pourcentage des transactions, pour les clients effectuant beaucoup de transactions de montants importants. Cela peut avoir un intérêt pour les « apprentis traders » mais Deontofi.com n’encourage pas au boursicotage actif car il cela demande une implication dont il n’est pas prouvé qu’elle améliore la performance des investissements à long terme.

Cinq courtiers en ligne parmi les plus compétitifs
Nom du courtier et site Internet Frais de courtage Condition  :transaction max. à ce tarif Au-delà (tarifs pour les transactions d’un montant supérieur) Nom du tarif
Binck.fr 2,50 € jusqu’à 1000€ 5€->5000€, 7,50€->7500€, 10€->10 000€ Standard
Boursedirect.fr 0,99 € jusqu’à 500€ 1,90€->1000€, 2,90€->2000€, 3,80€->4400€ Standard
Boursorama.com 5,50 € jusqu’à 1000€ 0,48% (8,95€ minimum) Classic
Fortuneo.fr 1,95 € jusqu’à 500€ 3,90€ jusque 2000€, puis 0,2% Optimum
Saxobanque.fr 12,00 € Jusqu’à 12 000€ 0,10% (minimum 12€) Standard
Sélection de tarifs sans condition (pas de solde minimum par compte ni minimum de transactions par mois) Source: tarifs officiels publiés sur les sites des courtiers, enquête Deontofi.com 2017/05

Marchés étrangers et autres titres ou produits financiers

Peu d’épargnants gèrent eux-même leur portefeuille en Bourse et encore moins s’aventurent en dehors des frontières de leur marché national, ce qui est pourtant la meilleure façon de diversifier ses avoirs pour atténuer les risques. Si vous faites partie des investisseurs souhaitant diversifier votre PEA en achetant des actions sur d’autres marchés européens, ou votre compte titres en achetant des actions de tous les pays du monde cotées aux Etats-Unis, y compris des marchés émergents, vous devez bien étudier les tarifs appliqués à ces transactions, car ils sont souvent beaucoup plus élevés que sur les actions françaises.

Binck est parmi les plus abordables sur les actions américaines et cotées aux Etats-Unis, tandis qu’il faut compter 50€ de frais minimum par transaction pour acheter des actions britanniques via Fortuneo.

Mieux vaut éviter les banques en raison des droits de garde

Quand on a connu l’enfer des tarifs bancaires appliqués à la gestion d’un portefeuille en direct, les courtiers en ligne sont le paradis des droits de garde. Dans les banques, les actionnaires se voient souvent facturer des frais de garde trimestriels, semestriels ou annuels avec un triple effet punitif.

Premièrement ils augmentent avec le montant de votre portefeuille, les frais variables étant souvent autour ou supérieurs à 0,3% par an.

Deuxièmement, ils pénalisent les petits portefeuilles, avec un minimum de frais fixe, souvent plus élevé pour les PEA que les comptes titres ordinaires.

Troisièmement, ils pénalisent la diversification puisque l’on vous facture en plus des « frais par ligne », qui deviennent un cauchemar lorsque l’on se retrouve avec des titres sans valeur ou invendables sur lesquels des frais continuent d’accroître vos pertes (comme l’ont connu beaucoup d’actionnaires de Dexia avant sa faillite).

Exemples de tarifs des droits de garde :

BNP Paribas facture ainsi 0,28% de droits de garde jusqu’à 50 000€, avec un minimum de 29,90€ par an, et une commission de 4,80€ par ligne. A la Société générale, ces frais sont de 0,30% par an jusqu’à 50 000€ avec une commission de 4,50€ par ligne et un minimum de 25€, plus 13€ de frais d’inactivité si aucune transaction n’est faite dans l’année. Pour un portefeuille de 30 000 euros répartis entre une trentaine de titres différents, les frais de garde des banques peuvent vite dépasser 200€ par an. On peut y échapper grâce aux courtiers en ligne.

Les principaux courtiers en ligne les plus compétitifs ne prélèvent pas de frais de garde ou de tenue de compte, à condition de choisir le tarif sans contrainte correspondant à vos besoins.

Dans les offres pour boursicoteurs actifs, des frais peuvent être prélevés si vous n’effectuez pas le minimum de transactions mensuelles prévues au contrat.

Enfin les courtiers ont des niveaux de services différents, tant sur le plan de la palette de marchés accessibles, les niveaux d’information, les outils d’assistance à la gestion, le suivi des opérations financières et la possibilité d’y répondre de façon plus ou moins pratique en ligne, voire le service à la clientèle (robots ou humains au téléphone).

Il faut donc prendre son temps et bien visiter les sites que vous comparez avant d’arrêter votre choix pour un courtier ou un autre. Vous pouvez aussi les appeler au téléphone pour voir comment ils répondent à vos questions. La plupart proposent des conditions avantageuses, parfois négociables, pour prendre en charge les frais de transfert de votre portefeuille depuis votre ancienne banque vers leur établissement. Discutez-en aussi. Enfin vous pouvez aussi ouvrir un compte titre ordinaire plus modeste pour tester un courtier avant d’y transférer un portefeuille plus important ou votre PEA. Par curiosité, pour diversifier les services, ou pour répondre à des besoins de gestion différents, certains épargnants ouvrent aussi des comptes chez plusieurs courtiers en ligne, par exemple un pour le PEA et un pour les marchés étrangers.

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