Déjà utilisés par les professionnels de l'intox pour des produits de consommation, les faux commentaires d'analystes bidon font leur apparition dans les batailles boursières, pour manipuler l'opinion des investisseurs. (photo © GPouzin)

Alors que la société bulgare éditant le site de promotion du trading Forex Warning-Trading a été déboutée de son premier procès abusif contre Deontofi.com, elle poursuit son intimidation avec de nouvelles menaces infondées. (photo © GPouzin)

Actualité : Alors que M. Gaiardo et sa société bulgare Net & Law, éditrice du site promotionnel Warning-Trading, ont été déboutés de leur procès inique par la justice française, ils ont lancé une nouvelle campagne d’intimidation et de harcèlement judiciaire contre Deontofi.com, en nous faisant adresser la semaine dernière par leur avocat, une nouvelle mise en demeure d’effacer du web tous nos articles, ainsi que les commentaire de nos lecteurs sur leurs activités, et nous menaçant d’un nouveau procès injustifié.

Compte rendu de l’audience de référé du Tribunal de commerce du 13/10/2016

Abusivement poursuivi au Tribunal de commerce par M. Gaiardo de Warning-Trading, Deontofi publie le compte rendu de l’audience de référé du 13 octobre 2016, appelée à juger l’irrecevabilité de cette procédure inique visant à bâillonner la liberté de la presse.

Peut-être retenus par des causes plus nobles, ni M. Gaiardo ni son avocat Me Pierre Bordessoule de Bellefeuille, n’étaient venu soutenir les inepties de leurs demandes devant le tribunal de commerce. Ce jour-là, nous étions bien sûr dans la salle d’audience pour rendre compte de ce procès, comme nous le faisons si souvent pour d’autres affaires, avec la qualité de retranscription reconnue des scripts de plaidoirie et de débats publiés par Deontofi.com (désormais cités en plaidoirie comme on l’a entendu au procès Altran).

10h05 : Le président de l’audience appelle la première affaire : Net & Law et M. Gaiardo contre Zedito et M. Pouzin.

L’avocat remplaçant Me Pierre Bordessoulle de Bellefeuille (absent), pour Warning-Trading et M. Gaiardo (absent) :

– Nous assignons en référé M. Pouzin et Zedito, pas en tant que journaliste, comme mon contradicteur s’efforcera de vous le dire, mais comme concurrent de M. Gaiardo.

Ce sont deux sites concurrents. Deontofi, dont l’associé, le directeur de publication et les statuts de l’éditeur ne sont pas uniquement une société de presse mais s’autorise des activités en tout genre, toutes opérations commerciales, etc. M. Pouzin, sous couvert de déontologie, publie des articles peu amènes vis-à-vis de M. Gaiardo, sa société Net and Law et le site Warning-Trading. Nous estimons qu’il s’agit d’un dénigrement préjudiciable et nous demandons leur retrait en référé, vu l’urgence. Je souhaite dire une chose supplémentaire, que M. Gaiardo ne demande plus 100 000 euros comme dans ses premières écritures déposées, mais 1 euro symbolique.

Le président de l’audience au Tribunal de commerce :

– Je vous arrête maître ! Même la demande d’un montant symbolique ne se fait pas au référé, ce n’est pas la bonne porte…

L’avocat remplaçant (reprenant) :

– Nous produisons une pièce complémentaire en réponse aux conclusions reçues il y a deux jours.

Tout se passe très vite lors d’une audience de référé au Tribunal de commerce, qui doit examiner en une matinée des dizaines d’affaires parfois très sérieuses et légitimes, ou aussi farfelues et infondées que celle-ci.
Le président donne la parole à la défense.

Maître Nicolas Lecoq-Vallon, pour Deontofi.com et M. Pouzin (présents) :

–  Le problème est de savoir si les deux sociétés sont concurrentes.
On est dans le dénigrement si et seulement si il y a concurrence.

Zedito est avant tout une entreprise de presse et le site Deontofi répond aux exigences de qualité de la presse, avec un agrément de la Commission paritaire des publications et agences de presse, la CPPAP. Il est animé par M. Pouzin qui a sa carte de presse depuis longtemps, et a été journaliste pour des médias renommés comme Europe 1, Paris Match, Libération, L’Expansion et j’en passe.

Deontofi.com est reconnu. C’est un site d’information alertant les épargnants, sa profession de foi est claire, il ne se livre pas à d’autre activité commerciale, ni à la vente de produits financiers.

Warning-Trading c’est autre chose, c’est un commerçant qui a intérêt à établir son siège en Bulgarie pour être proche des escrocs du Forex. Effectivement, il se livre à une promotion de sites de trading forex que jamais un journaliste digne de ce nom ne ferait.

Vous verrez les activités de M. Gaiardo, il vend de la promotion, un service de labellisation et fait la publicité de sites qui sont des escroqueries reconnues comme telles, notamment FXCM condamné par l’Autorité des marchés financiers et dans d’autres pays, dont Warning-Trading fait encore la promotion, contrairement à ce qu’il prétend.

C’est encore un mensonge, puisque cette promotion figure dans le constat récent de mon client ! On vous dit de l’autre côté de la barre qu’il y a dénigrement, alors qu’on écrit diffamation depuis le début. Il n’y a pas de concurrence, donc pas de dénigrement, c’est une manœuvre pour esquiver le droit de la presse.

L’avocat remplaçant (s’interposant) :

– Il s’agit d’articles archivés et la condamnation est mentionnée. Nous n’assignons pas en tant que journaliste mais concurrent. M. Pouzin fait du conseil financier…

Le président (l’interrompant) :

– On va s’arrêter là, j’ai pris la mesure de l’ensemble. Je ne suis pas surpris, et je pourrais prendre une décision, mais je vais prendre connaissance des dernières pièces déposées. La décision du tribunal sera mise à disposition le 3 novembre.
Affaire suivante !



Deontofi.com publie dans le cadre ci-dessous l’intégralité de l’ordonnance du Tribunal de commerce de Paris du 3 novembre 2016 rendue à l’encontre de M. Gaiardo et sa société Net & Law éditrice du site Warning-Trading, les déboutant de leurs allégations infondées contre Deontofi.com



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3 commentaires

  1. Mel, le

    Bonjour,
    Nicolas Gaiardo a tenté de plaider la concurrence parce qu’il estime que vous vendez des conseils financiers, proches des services qu’il vend sur warning trading. Comment l’expliquez-vous ? En quoi consistent exactement les abonnements que vous vendez sur Deontofi ?
    Merci

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    • Gilles Pouzin, le

      Comme expliqué dans nos articles, M. Gaiardo plaide à tort sur le terrain de la concurrence, inexistante entre ses services de promotion du trading forex et le journalisme de Deontofi.com. La justice a confirmé qu’il n’avait pas les qualités qu’il prétendait, et que les services proposés par Deontofi.com étaient sans rapport avec son entreprise de communication, comme chacun peut le vérifier en lisant deontofi.com.

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  2. Jean, le

    D’après les articles de warning trading, l’avocat de Nicolas Gaiardo, Me Pierre Bordessoulle de Bellefeuille, est également l’avocat qui est censé « defendre » les clients de Warning Trading dans leurs procès contre les brokers escrocs. Un avocat qui ne sait apparemment même pas ce qu’est une procédure en référé et qui ne daigne même pas se présenter aux audiences !! On dirait bien qu’avec warning trading, les victimes du Forex se font [mot retiré par le modérateur] une deuxième fois…

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