Catégories de l'article : DéontologieInstitutions
Mots-clés de l'article : BNP Paribas, Facebook, médias sociaux, Social Wall

Au départ les « médias sociaux » ont rencontré leur succès auprès du public car ils proposaient une façon encore plus simple de rester en contact avec ses proches et amis qu’avec de simples courriels. Aujourd’hui, ces mêmes médias sociaux, habilement exploités par les entreprises et leurs marques, sont un filon en or pour les professionnels du marketing.

Non seulement les médias sociaux permettent d’étudier encore plus en détail les activités et l’intimité de leurs clients et prospects, voire salariés, mais ils permettent aussi de se construire une image « branchée » en affichant un « succès social » manipulable à volonté, en fonction des moyens que les entreprises sont prêtes à dépenser pour s’acheter des milliers ou des millions d’amis.

Un communiqué de BNP Paribas du 18 juin 2013 permet d’apprécier l’ampleur de ce phénomène. Titré simplement « BNP Paribas lance le « Social Wall » : toute l’activité sur les médias sociaux en un clin d’œil », le communiqué explique « il s’agit de proposer une expérience multiscreen (sic.), avec un dispositif complet qui met en scène et valorise l’engagement du Groupe » en annonçant la couleur pour l’avenir : « les prochaines étapes sont l’ajout de modules d’analyse d’influence qui permet une comprendre un événement au travers de la participation et les interactions avec les internautes ».

Déontofi a visité ce « social wall » pour y relever quelques chiffres à méditer, en date du 11 septembre 2013 vers 11h.

Alors qu’elle emploie un peu moins de 200 000 salariés implantés dans 80 pays (à fin 2012), la BNP Paribas ne revendique pas moins de 2,16 millions de « Fans » sur Facebook, soit l’équivalent d’un bon tiers de ses 6 millions de clients. (source BNP).

Dans la langue française, un « fan » est très précisément un « Admirateur fanatiquement enthousiaste (d’une vedette du sport, du cinéma, de la chanson) », selon le Centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL). Bien sûr, en changeant le sens des mots, on peut donner la signification que l’on veut à n’importe quelle notion. De là à croire que la « trop cool » BNP serait adulée par plus de 2 millions d’admirateurs fanatiques, Déontofi vous en laisse seuls juges.

Share Button

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *