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Interview de Gilles Pouzin, journaliste fondateur du site de presse en ligne Deontofi.com, par Guillaume Sommerer et Cédric Decœur, dans l’émission Intégrale Placements du mardi 9 février 2016 sur BFM Business TV

Votre argent est-il en sécurité à la banque ? Retrouvez les réponses à cette question et bien d’autres, dans l’interview de Gilles Pouzin sur BFM Business TV (vidéos replay ici), ou en lisant l’article détaillé sur Deontofi.com ici : Vos comptes bancaires sont-ils mieux protégés qu’avant ?

Cinq minutes pour comprendre :
Retrouvez ici les interviews TV sur ce thème, sur BFM Business le 12/2/2016 et dans l’émission Ecorama du 25/01/2016
  1. Les dépôts bancaires supérieurs à 100 000 euros pourraient-ils être ponctionnés en cas de faillite d’une banque ?
  2. Nos comptes bancaires sont-ils vraiment mieux protégés qu’avant ?
  3. Comment en est-on arrivé à cette garantie des dépôts jusqu’à 100 000 euros ?
  4. Aujourd’hui, que couvre cette garantie de 100 000 euros ?
  5. Est-ce que tout le monde est bien couvert par ces garanties ?
  6. Toutes les banques sont-elles couvertes par la garantie des dépôts ?
  7. Au final y a-t-il des raisons de s’inquiéter pour la sécurité des dépôts

Les réponses ici : Vos comptes bancaires sont-ils mieux protégés qu’avant ? 

Le débrief d’Intégrale Placements: Gilles Pouzin – 09/02/2016

BFMbusinessTVquestionsArgentPouzin20160209Tous les jours l’équipe d’Intégrale Placements répond à vos questions. Avec: Gilles Pouzin, fondateur du site de presse en ligne Deontofi.com. – Intégrale Placements, du mardi 9 février 2016, présenté par Guillaume Sommerer et Cédric Decœur, sur BFM Business.

Questions de lecteurs
Dans cette partie de l’émission, nous répondons à des questions d’auditeurs de BFM et lecteurs de Deontofi.com

Vous pouvez les regarder en vidéo ou lire les retranscriptions ci-dessous reprenant les principaux points abordés.

Question de lecteur 1 : A propos de la garantie des 100 K€. Si j’ai un livret d’épargne (ni livret A, ni livret LDD) dans une banque distincte de celle qui gère mon compte courant, suis-je (officiellement) protégé à concurrence de 200 K€ ?

La réponse de Deontofi.com : Le fonds de garantie et le mécanisme de résolution des crises bancaires prévoit que les dépôts sont garantis jusqu’à 100 000 euros « par client et par établissement ». Avoir deux comptes dans deux établissements ne vous accorde pas d’office une garantie de vos dépôts à concurrence de 200 000 euros, cela dépend de la répartition de vos avoirs.

Si vous avez 100 000 euros ou plus dans chacune des deux banques, la garantie vous couvre bien « jusqu’à 200 000 euros ». Mais si vous avez 180 000 dans une banque et 20 000 dans une autre, la garantie des dépôts vous couvre bien jusqu’à 100 000 euros dans la première et à concurrence de vos avoirs inférieurs à 100 000 euros dans la seconde, soit 120 000 euros dans cet exemple.

Question de lecteur 2 : Pour des titres non disparus (exemple PEA au plafond de 150KE investi en grandes valeurs du CAC 40 : Total, Airbus, , etc…), ces titres restent -ils récupérables totalement ou disparaissent-ils dans la faillite de la banque pour éponger ses dettes avec le simple parachute des 70KE.

La réponse de Deontofi.com : Normalement une banque ne doit pas jouer avec les titres que vous possédez sur un compte titres chez elle, vos titres étant même censés être conservés par ailleurs en sécurité chez un dépositaire de titres (en fait souvent une filiale de la banque) pour éviter les amalgames vus dans le passé, par exemple dans la faillite de l’agent de change Tuffier en 1990.
Une zone d’ombre demeure pourtant car certains observateurs pensent que les banques pourraient prêter les titres des clients particuliers sans leur dire, soit pour leurs propres ventes à découvert, soit pour se faire un peu d’argent sur le marché des prêts-emprunts de titres utilisé pour réguler les ventes à découvert. Ce point mériterait d’être clarifié.
Normalement, aucun de vos titres ne devrait donc disparaître même en cas de faillite de la banque dans laquelle vous avez votre compte titres ou PEA.
En tout cas, si vous avez 500 000 euros en titres et que 10% disparaissaient malencontreusement par une défaillance imprévue de votre banque ou de son dépositaire, le fonds de garantie des titres devrait vous indemniser des 50 000 euros si la banque n’était pas en mesure de vous restituer vos titres disparus ou de vous en indemniser.
Vos autres questions complémentaires fort intéressantes mériteraient davantage d’attention pour une réponse approfondie que nous n’avons pas les ressources pour fournir à nos lecteurs à court terme, en espérant y remédier bientôt avec la mise en place d’abonnements avec services permettant à Deontofi.com de mieux servir ses lecteurs.

Question de lecteur 3 : J’avais investi dans des FCPI et je m’inquiète car ils ne sont toujours pas remboursés alors que leur échéance est dépassée depuis plus d’un an et demi. Pendant combien de temps peuvent-ils avoir une dérogation pour ne pas rembourser leurs clients ? exemple du FCPI innovation 5 :
– Débuté en 2005 et terminé avec ces 2 années de prolongation en juillet 2014.
– Ce fonds a obtenu une dérogation, peut-elle être ad vitam aeterman ?

La réponse de Deontofi.com : Les difficultés de liquidation des fonds en actions non cotées de type FCPI sont effectivement un problème qui préoccupe de plus en plus d’épargnants comme l’avait expliqué la médiatrice de l’AMF il y a bientôt deux ans à l’occasion de son rapport annuel, en alertant l’autorité des marchés financiers de l’incompréhension des épargnants à qui on avait promis de rendre leur argent à une certaine échéance qui n’est pas respectée. Vous citez le cas du fonds UFF5 géré par Truffle Capital pour Aviva qui est l’un des plus connus,

L’Autorité des marchés financiers peut-elle donner aux FCPI une dérogation de rembourser leurs clients ad vitam aeternam, prétendument dans l’intérêt des porteurs ? C’est une bonne question à laquelle malheureusement seul le gendarme boursier est aujourd’hui en mesure de répondre. En tout cas il faut savoir que ce genre d’incident donne une très mauvaise image de la profession et que les épargnants se méfient de plus en plus de ces FCPI dont le remboursement semble de plus en plus incertain.

Lire plus sur ce sujet :
Peut-on faire confiance aux fonds de PME FCPI pour réduire ses impôts ?
Les dérives des FCPI et d’Alternext alimentent les déceptions d’épargnants lésésQuand des FCPI dérapent à l’insu de leur dépositaire
Des espoirs de Carmat au coeur des pigeons

Question de lecteur 4 : Quelle est la proportion d’actions à avoir dans son portefeuille ou son patrimoine ? Quelle proportion d’actions avoir pour un profil prudent ou un investisseur dynamique conservant un degré de sécurité raisonnable ?

La réponse de Deontofi.com : C’est très différent selon l’horizon et la situation de chacun. Les fonds prudents n’ont généralement pas plus de 10% à 20% de leur portefeuille en Bourse, ce qui est déjà assez élevé pour des fonds qui se veulent prudents car on a vu que cela pouvait entraîner des déconvenues quand certains épargnants pensaient que les fonds prudents étaient sans risque.

Le degré de sécurité doit être déterminé d’abord en fonction des besoins ou des échéances de chaque investisseur. Si l’on prend les réserves des retraites par répartition Agirc-Arrco, qui sont gérées dans un horizon de moyen-long terme, elles sont investies autour de 30% en actions. Pour prendre un autre modèle à plus long terme, on peut regarder le Fonds de Réserve des Retraites, le FRR. Ce fonds a été mis en place au début des années 2000 pour absorber une partie du choc démographique sur le régime de retraite général. Il gère pas loin de 40 milliards d’euros (37,2 fin 2014) avec une double contrainte de sécurité d’une part, pour rembourser une partie de la dette sociale, pour laquelle il a placé 53% de ses investissements en sécurité, et un objectif de rentabilité d’autre part, pour renflouer au mieux les retraites d’ici une dizaine d’années, pour lequel il place 47% de ses investissements en Bourse et sur des obligations à risque. Mais il y a des investisseurs encore plus dynamiques. Si l’on prend le cas du fonds Calpers, la caisse de retraite des fonctionnaires de Californie qui gère 300 milliards de dollars, ses investissements sont répartis entre 54% d’actions cotées, 10% d’entreprises non cotées, 10% d’immobilier et seulement un peu plus d’un quart, 26%, en obligations et autres placements sans risques. Au final, on a donc bien trois proportions d’actions très différentes entre ces trois fonds ayant a-priori le même objectif de financer des retraites, mais dans des contextes et avec des contraintes différentes.

Lire plus sur ce sujet :
Placements : quelle part de ses économies placer en Bourse ?

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3 commentaires

  1. GAMOT, le

    J’ai été arnaque abusé durant 9 mois par la société GMTINVESTING industrie du FOREX avec leur plate-forme frauduleuse.
    Tous mes investigations que l’ escroquerie du Forex est protégé par le système financier et les diverses autorités aussi le site [de commerce de récupération de pertes, NDLR anonymisé] profite évidement du système. Que pouvons nous faire nous les victimes pour éradiquer c’est escroquerie

    Répondre Signaler un abus
  2. GAMOT, le

    J’ai été arnaquen abusé durant 9 mois par la société GMTINVESTING industrie du FOREX avec leur plate-forme frauduleuse.
    Tous mes investigations que l’ escroquerie du Forex est protégé par le système financier et les diverses autorités aussi le site [de commerce de récupération de pertes, NDLR anonymisé] profite évidement du système. Que pouvons nous faire nous les victimes pour éradiquer c’est escroquerie

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