Catégories de l'article : DéontologieJusticeRelations clients
Eteignez la lumière en partant ! Avec le secret des affaires, la Loi Macron voulait empêcher la révélation des magouilles, au détriment de la liberté d'informer. (photo © GPouzin)

Alors que l’éditeur du site Warning-Trading menace Deontofi.com de nouvelles poursuites abusives, il se fait plus discret sur ses activités de fossoyeur de la liberté d’expression. (photo © GPouzin)

Parmi les activités de la société bulgare Net & Law de M. Gaiardo, arrêtons-nous un instant sur REPUTATION CLEAN présentée comme « une agence de gestion et de réparation de réputation en ligne, ou e-réputation », escamotée du web depuis son évocation dans notre procès.

Deontofi.com publie cette suite de son enquête sur Warning-Trading après son procès abusif de l’automne 2016, et alors qu’il nous fait adresser de nouvelles mises en demeure et menaces de procès par l’intermédiaire de son avocat.

wtreputationcleancontrelibertedexpression

Cette capture d’écran de l’officine de contre-journalisme Reputation Clean a été escamotée du web par son promoteur, mais figure bien dans le constat d’huissier dressé en défense de Deontofi.com contre les poursuites iniques de Warning-Trading.

La besogne de Reputation Clean n’est évidemment pas une prestation concurrente de Deontofi.com, puisqu’elle vise notamment à « supprimer des contenus relevant de la liberté d’expression », comme l’entreprise de M. Nicolas Gaiardo se propose de le faire pour des sommes forfaitaires allant de 300 à 3000 euros (capture d’écran sur son site http://www.reputation-clean.com/fr/reparer, le site a disparu depuis mais il en reste des traces incontestables, p.37 à 41 de notre constat d’huissier, accessible ci-dessous).

Il est assez incroyable que M. Gaiardo se présente à la fois comme prétendu défenseur des épargnants, éditeur d’un site d’information indépendant qu’il n’est pas, tout en revendiquant son activité de fossoyeur de la liberté d’expression avec son agence Reputation Clean.

Vu cette spécialité du spécimen, on est moins étonné qu’il se livre à des travaux pratiques de « suppression de contenus relevant de la liberté d’expression » contre Deontofi.com, avec ses méthodes douteuses de détournement de procédures pour esquiver la loi sur la liberté de la presse, en instrumentalisant le tribunal de commerce pour sa cause inavouable.

C’est exactement ce qu’il a fait en s’attaquant aux alertes anti-forex de Deontofi.com pour réclamer leur suppression, par principe et à tort, sur le fondement irrecevable d’une prétendue concurrence déloyale, qu’il ne peut démontrer d’une part, et qui ne relève pas plus de l’urgence d’une audience de référé que de la compétence du tribunal de commerce.

Cette trilogie de faux semblant est d’une cohérence limpide avec ses motivations inavouables. Chacun peut comprendre en effet le triple intérêt de cette activité en complément de la promotion de FXCM et d’autres sites de trading Forex mise en avant par cette entreprise de communication :

1/ vendre un service de promotion à des sites de trading Forex en toute clandestinité;
2/ vanter les sites de trading Forex qui l’ont payé avec son habillage de défenseur des épargnants pour crédibiliser leur promotion;
3/ chasser tout soupçon et critique de cette manipulation, pour mieux vendre ce service de « suppression de contenus relevant de la liberté d’expression » aux sites de trading dont l’arnaque serait dénoncée par leurs victimes.

Nous avions déjà eu affaire à des barbouzes de l’intimidation et des détournements de procédures dans ce genre par le passé, à l’époque où les dirigeants d’Aristophil engageaient des nettoyeurs avec des moyens bien plus considérables, pour empêcher toutes les alertes des journalistes dénonçant l’escroquerie des placements bidons en lettres et manuscrits, afin d’endiguer sa propagation. On connaît la suite : 18 000 épargnants ont perdu leurs économies quand l’arnaque a été mise à jour, causant plus d’un milliard d’euros de préjudice.

Heureusement que la justice n’est pas tombée dans le panneau avec l’assignation de M. Gaiardo et Warning-Trading, car ce serait un encouragement pour son agence Reputation Clean, ou d’autres officines ouvertement adversaires de la liberté d’expression, qui risqueraient d’asphyxier le tribunal de commerce sous une avalanche d’assignations sans queue ni tête, pour empêcher les médias indépendants d’informer le public.

Share Button
Print Friendly, PDF & Email

Un commentaire

  1. Zinno, le

    Non mais c’est la blague du siècle !! Avec Nicolas Gaiardo, la boucle est bouclée : avec warning trading il salit la réputation de brokers ou d’honnêtes journalistes, et avec reputation clean il la « nettoie » ! Il ne manquerait plus qu’on découvre qu’il fait payer via reputation clean les courtiers qu’il diffame sur warning trading pour supprimer ses propres articles !!

    Répondre Signaler un abus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *