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Une interview TV de Deontofi.com sur Boursorama, en direct (12h-13h) et en replay, dans l’émission Écorama de David Jacquot. À la rubrique Parlons CA$H, Gilles Pouzin commente un article rédigé pour le quotidien Libération, sur les mythes et légendes concernant les performances des actions. Est-ce que la Bourse remonte vraiment toujours après un krach ?

A Walll Street, palais de la Bourse du New York Stock Exchange, il a fallu 25 ans pour effacer le krach de 1929. Tandis que le krach de la Bourse de Tokyo n'est toujours pas effacé, 28 ans après son pic de 1989. (photo © GPouzin)

A Walll Street, palais de la Bourse du New York Stock Exchange, il a fallu 25 ans pour effacer le krach de 1929. Tandis que la Bourse de Tokyo retrouve à peine son niveau atteint il y 28 ans, en 1987, deux ans avant son record de 1989. (photo © GPouzin)

– Même si c’est moins le cas avec les crises boursières depuis le début des années 2000, on a longtemps entendu dire que la Bourse était le meilleur placement à long terme. Mais après les derniers krachs, on voit que les actions ont encore du mal à effacer leurs pertes. Alors qu’en est-il vraiment ?

– Effectivement, on a longtemps entendu que la Bourse était le meilleur placement à long terme et qu’il suffisait d’être patient pour ne pas perdre, alors que depuis une quinzaine d’années ce n’est plus tout à fait vrai. Avec une succession de krachs, en 2001, 2002, 2008 et 2011, ce mythe a pris un coup dans l’aile : même avec la reprise qui l’a porté à 5200 points en avril 2015, l’indice CAC 40 restait en recul de 25% par rapport à son pic historique atteint en septembre 2000.

– Alors, est-ce que ça remonte toujours ?

– Globalement, cela reste assez vrai, au moins pour les pays de l’OCDE dans leur ensemble, même si des cas particuliers relativisent cette affirmation. Au Japon, l’indice Nikkei perd encore quasiment 50% par rapport à son pic de 39 000 points atteint fin 1989. Autour de 20 000 points en avril 2015, il retrouve à peine son niveau franchi pour la première fois début 1987, il y a vingt-huit ans. Un record de durée, même par rapport au Krach de Wall Street des années 30. Entre son pic de septembre 1929, à près de 400 points, et son creux de juillet 1932, à près de 40 points, l’indice Dow Jones des principales actions américaines avait perdu 90% de sa valeur en trois ans. Il a fallu attendre ensuite jusqu’en 1954 pour que la Bourse de New York retrouve son pic de 1929, soit vingt-cinq ans.

– Donc un délai de 25 ans pour effacer le Krach de 1929 aux Etats-Unis, et un krach qui est encore loin d’être effacé au Japon après une crise record de 28 ans, les cours ne remontent pas toujours. Mais il n’y a pas que les plus-values, il y a aussi les dividendes.

– Absolument. L’idée que la Bourse est toujours « gagnante » à long terme est assez relative, car il faut parfois plusieurs décennies pour effacer l’effet d’un krach sur le cours des actions. Mais la performance des actions ne se limite pas à leur cours de Bourse, car elles distribuent aussi des dividendes liés aux bénéfices des entreprises, en progression plus régulière. En tenant compte de ces revenus, réinvestis au fil des ans, l’indice CAC 40 « total return » incluant les dividendes, est remonté au-dessus de son record de 2000 dès le printemps 2007, et sa chute de 2008-2011 vient d’être effacée, début 2015.

Cinq minutes pour comprendre :
Retrouvez ici l’interview TV sur ce thème dans l’émission Ecorama du 22/04/2015.

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