La plupart des détenteurs de cartes bancaires disposent d'une assistance-rapatriement incluse dans leur cotisation, couvrant leur famille, même si le séjour n'a pas été payé avec leur carte. Relisez votre contrat (photo © GPouzin)

Il existe deux grandes familles de fraudes ou litiges sur les paiements par carte bancaire. Lorsque le client d’une banque est victime d’un débit frauduleux sur sa carte bancaire, la loi prévoit généralement que la banque doit le rembourser en cas de contestation. Les explications et conseils de Deontofi.Com (photo © GPouzin)

Chaque été, il faut le répéter, les fraudes sur cartes bancaires ne prennent pas de vacances. Pire, c’est une des saisons les plus prospères pour les fraudes. On voyage, on paye avec sa carte sans méfiance excessive, on vérifie peut-être moins attentivement ses relevés de compte. Deontofi.com conseille pourtant de redoubler de vigilance, car une nouvelle vague de fraude explose, avec le détournement des codes d’authentification de paiement par SMS. Mise en garde et antidotes, avec les explications de Deontofi.com.

1 / Quelles sont les principales catégories de fraude à la carte bancaire ?

Il existe plusieurs types de fraude autour des paiements par carte bancaire, qu’on peut classer en deux grandes catégories. Celle qui nous intéresse en premier lieu concerne les fraudes aux moyens de paiement, impliquant une utilisation frauduleuse d’une carte bancaire, par exemple quand on vous vole votre carte, ou quand vous êtes victime d’un débit frauduleux contre votre volonté, alors que votre carte est encore avec vous, ce qui peut arriver avec les méthodes de contrefaçon, piratages bancaires ou autres défaillances de la sécurité de ces moyens de paiement. Cette première catégorie engage la responsabilité de la banque, censée sécuriser les moyens de paiement qu’elle met à disposition de ses clients.

La seconde grande famille de fraudes avec les cartes bancaires concerne les paiements effectués volontairement par les clients au profit de commerçants, arnaqueurs ou escrocs, qui trompent leur consentement, ou qui ne livrent pas les biens et services correspondant aux paiements. Cette seconde catégorie relève des litiges commerciaux, ou d’escroqueries et tromperies, qui n’impliquent pas de défaillance du moyen de paiement et n’engagent pas la responsabilité de la banque.

2/ Peut-on se faire rembourser en cas de débit frauduleux sur sa carte bancaire ?

Oui, la loi prévoit que les banques doivent rembourser les débits frauduleux sur leur carte bancaire contestés par les clients, dans certaines limites et conditions précisées dans le Code monétaire et financier selon les situations. Il y a d’abord le cas de vol ou perte de votre carte bancaire. Le premier réflexe est de faire opposition en appelant le centre d’opposition interbancaire au numéro 0 892 705 705 (coût 0,35€/min) ou depuis l’étranger avec le numéro +33 442 605 303 (non surtaxé). Mais on ne réalise pas toujours que sa carte a disparu. Avant d’avoir fait opposition, la responsabilité du client est néanmoins limitée à 150 euros par l’article L133-19 du Code monétaire et financier qui précise que « En cas d’opération de paiement non autorisée consécutive à la perte ou au vol de l’instrument de paiement, le payeur supporte, avant l’information prévue à l’article L. 133-17 [ndlr, avant opposition], les pertes liées à l’utilisation de cet instrument, dans la limite d’un plafond de 150 euros ». Le client est même dégagé de toute responsabilité en cas de vol ou perte s’il n’y a pas eu d’utilisation de son code secret (votre code PIN à quatre chiffres à ne jamais divulguer)

3/ Peut-on être victime de débits frauduleux sur sa carte bancaire quand elle n’est ni perdue ni volée, et qu’on l’a toujours avec soi ?

Oui, malheureusement il existe de nombreuses failles de sécurité et beaucoup de gens sont victimes de fraudes sur leur carte bancaire, sans qu’elle ait quitté leur portefeuille, et même s’ils ne font jamais de paiement sur Internet. Il peut s’agir d’une contrefaçon de la carte, par exemple si un commerçant malveillant en a copié les coordonnées. Mais le plus souvent ce sont des failles de sécurité, comme des piratages de bases de données ou des logiciels qui génèrent des coordonnées de carte bancaire valables qui peuvent appartenir à n’importe qui. Pour lutter contre les failles de sécurité à l’origine de ces fraudes, les banques et les géants des cartes de crédit, comme Visa et Mastercard, ont mis en place des procédures d’authentification renforcées des paiements par carte sur Internet, avec l’envoi par SMS d’un code personnalisé à usage unique que le client doit recevoir et saisir pour finaliser chaque transaction. Le problème est que cette procédure, parfois appelée 3D Secure, connaît elle-même des failles de sécurité. Des escrocs ont trouvé le moyen de pirater les téléphones des victimes pour détourner ou espionner les codes d’authentification envoyés par SMS, et de plus en plus de clients des banques voient leurs comptes vidés par des débits frauduleux qu’ils n’ont pas validés. C’est un problème très grave, car les banques refusent souvent de rembourser ces débits frauduleux au prétexte que les clients les auraient authentifiées avec le code prétendument reçu par SMS. C’est un double préjudice pour les consommateurs, qui se retrouvent non seulement victime d’une faille de sécurité de leur carte, mais aussi implicitement accusés ou soupçonnés de malhonnêteté ou d’amnésie par leur banque qui rejettent les réclamations en refusant de les croire.

4/ Comment peut-on se faire pirater son téléphone et être victime d’une fraude sur carte bancaire avec détournement du code d’authentification envoyé par SMS ?

La clé pour détourner ou espionner les informations reçues ou stockées dans un téléphone portable, c’est sa carte SIM, qui est en quelque sorte l’identité numérique de chaque numéro de téléphone mobile. Elle peut être détournée de deux façons. La première, un peu archaïque, consiste pour les escrocs à obtenir un double de la carte SIM de leur victime, qu’ils se procurent auprès de l’opérateur téléphonique en usurpant l’identité du client pour demander l’envoie d’un nouvelle carte SIM.

La seconde méthode, plus sophistiquée, consisterait à pirater les données du téléphone et/ou de la carte SIM grâce à des logiciels malveillants. On a vu récemment par exemple un scandale de ce type avec une fausse appli Pokémon Go imitant le vrai jeu de Nintendo pour pirater les téléphones sur lesquels ce Cheval de Troie est téléchargé. Mais selon certaines sources, il serait aussi possible de pirater la carte SIM d’un téléphone avec un SMS piégé, qu’il s’agisse d’un appareil Androïd, Windows ou d’un iPhone. Ces SMS piégés permettraient aux escrocs de voler les numéros de carte bancaire ou de compte PayPal stockés dans le téléphone, voire de placer un logiciel espion pour recevoir une copie des SMS reçus, dont les fameux codes d’authentification des paiements par carte bancaire 3D Secure. D’où l’importance de ne jamais télécharger d’applications douteuses dont la réputation n’est pas vérifiée, de ne jamais répondre à des SMS d’une provenance non identifiée, et d’éviter si possible de stocker ses mots de passe et coordonnées bancaires sur son téléphone ou dans des applications de paiement à la sécurité improuvable.

5/ Quelle est la responsabilité des clients victimes de débits frauduleux sur leur carte bancaire alors qu’elle ne les a jamais quittés ?

Sur ce point, la loi est très claire : tant qu’un client est en possession de sa carte de crédit, ni perdue ni volée, il n’a aucune responsabilité en cas de débit frauduleux et sa banque doit le rembourser dans les meilleurs délais en cas de contestation. Comme le précise le paragraphe II de l’article L133-19 du Code monétaire et financier : « La responsabilité du payeur n’est pas engagée si l’opération de paiement non autorisée a été effectuée en détournant, à l’insu du payeur, l’instrument de paiement ou les données qui lui sont liées. Elle n’est pas engagée non plus en cas de contrefaçon de l’instrument de paiement si, au moment de l’opération de paiement non autorisée, le payeur était en possession de son instrument ».

6/ On peut donc se faire rembourser par sa banque en cas de fraude sur sa carte bancaire ?

Absolument, c’est une obligation et les banques qui refusent de la respecter sont condamnées par la Justice en cas de procès. L’article L133-18 du Code monétaire est très clair sur ce point : « En cas d’opération de paiement non autorisée signalée par l’utilisateur dans les conditions prévues à l’article L. 133-24, le prestataire de services de paiement du payeur rembourse immédiatement au payeur le montant de l’opération non autorisée et, le cas échéant, rétablit le compte débité dans l’état où il se serait trouvé si l’opération de paiement non autorisée n’avait pas eu lieu ».

Pour se faire rembourser en cas de fraude, il faut adresser à sa banque un courrier recommandé avec accusé de réception (RAR), dans lequel on fait l’inventaire des débits contestés, en demandant leur remboursement avec celui des frais que ces débits frauduleux auraient pu occasionner, par exemple en cas de découvert ou autre dysfonctionnement du compte lié aux débits frauduleux. Deontofi.com propose gratuitement un modèle de courrier très efficace pour effectuer cette démarche. Surtout, il ne sert à rien de porter plainte à la police ou gendarmerie, ce n’est pas prévu par la loi, cela encombre la justice et ce n’est pas nécessaire pour être remboursé, il s’agit plutôt d’une diversion utilisée par les banques pour ne pas rembourser leurs clients immédiatement. Bien sûr, il ne faut pas traîner, puisque le délai maximum de réclamation est de treize mois, en vertu de l’article L133-24 du Code monétaire.

7/ Que faire si la banque rejette la réclamation et refuse de rembourser en contestant la version du client, par exemple s’il a été victime d’une fraude par carte avec détournement de l’authentification par SMS ?

En cas de contestation, la loi prévoit que la banque doit d’abord rembourser. Si la banque met en doute la déclaration de son client, ce n’est pas à lui de prouver les défaillances dont il a été victime, ni de porter plainte ou quoi que ce soit. Comme le rappelle l’article L133-23 du Code monétaire et financier : « Lorsqu’un utilisateur de services de paiement nie avoir autorisé une opération de paiement qui a été exécutée, ou affirme que l’opération de paiement n’a pas été exécutée correctement, il incombe à son prestataire de services de paiement [donc à la banque, ndlr] de prouver que l’opération en question a été authentifiée, dûment enregistrée et comptabilisée et qu’elle n’a pas été affectée par une déficience technique ou autre ».

Sur le fond, le problème est que les banques tentent de renverser la charge de la preuve, en s’abritant par exemple derrière l’envoi du code d’authentification par SMS, pour mettre en doute la version des victimes de ces nouvelles fraudes par carte de crédit, en affirmant que les clients ont bien validé ces transactions avec l’utilisation du code reçu par SMS, et qu’il n’y a pas lieu de les rembourser. Mais on a vu que l’envoi et l’utilisation du code d’authentification par SMS n’empêche pas les fraudes par piratage ou détournement de ces codes.

Or, la loi est encore très claire sur ce point, en précisant que « L’utilisation de l’instrument de paiement telle qu’enregistrée par le prestataire de services de paiement ne suffit pas nécessairement en tant que telle à prouver que l’opération a été autorisée par le payeur ou que celui-ci n’a pas satisfait intentionnellement ou par négligence grave aux obligations lui incombant en la matière », selon le second alinéa de l’article L133-23 du Code monétaire.

8/ Donc vous pensez que les banques doivent rembourser les débits frauduleux, même quand ils ont été authentifiés par des escrocs en détournant le code d’authentification envoyé par SMS au client ?

Oui, c’est ce que dit la loi. D’ailleurs, dans une affaire comparable, l’avocate Hélène Feron-Poloni, du cabinet Lecoq Vallon – Feron Poloni, avait obtenu la condamnation d’une banque récalcitrante à rembourser des clients victimes d’une fraude qu’elle estimait impossible avec ses mesures de sécurité renforcées.

Comme dans les fraudes avec détournement du code d’authentification envoyé par SMS, le tribunal a jugé que le fait que le système de paiement de la banque « soit doté d’un dispositif de sécurité et d’identification renforcé » ne suffit pas à prouver que la fraude n’aurait pu être commise que par une négligence des clients.

Donc en cas de refus de remboursement d’un débit frauduleux, il faut persévérer. D’abord vous pouvez envoyer une réclamation en courrier RAR en suivant les étapes et le modèle de Deontofi.com. Si cela ne suffit pas, vous pouvez solliciter l’aide d’une association de consommateurs comme l’UFC Que Choisir, ou l’Association pour l’Information et la Défense des consommateurs salariés (INDECOSA – CGT) et l’Association Force Ouvrière Consommateurs (AFOC), qui ont des représentants à l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement (OSCP), mieux placés que d’autres pour ce type d’intervention. Enfin, face à une banque qui refuserait catégoriquement de rembourser des débits frauduleux au mépris de vos réclamations amiables, vous pouvez faire un procès pour réclamer l’indemnisation de votre préjudice avec l’aide d’avocats expérimentés dans ce domaine comme le cabinet Lecoq Vallon – Feron Poloni.

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23 commentaires

  1. Marie jo, le

    Bonsoir,
    Nous vendons un appart. Et mis une annonce sur leboncoin. Une dame m’a appelé et m’a proposé des clients qui recherchaient un appart comme le mien, les critères du logement, le lieu et le prix correspond , bref elle me demande de régler par un serveur de paiement sécurisée « saferpay » 999 € qu’elle rajoute au prix de vente dont l’acquéreur ne pourra négocier et du coup à la vente je récupère la somme payée. Elle m’a tenue 1h43 mn, j’étais septique car je lui disais ce qui me pose problème c’est de vous régler avant la vente, pourquoi vous ne les encaissez pas au moment de la vente? Elle m’a répondu qu’elle n’avait pas le droit car elle n’était pas agent immobilier et que sinon ce serait une commission et non une rémunération de services. Bref je lui ai posé des questions sur Diffusion Numérique, à Paris, qui était la boîte principale pour qui elle travaillait et elle m’a invité à aller sur info greffe et bien voir que cette boîte est inscrite…. Puis m’a montré via son site la garantie vendue ou remboursé, bref elle avait vraiment réponse à tout et elle n’arrêtait pas de parler et elle ne me laissait pas le temps de vérifier, mais elle avait vraiment reponse à tout. Bref j’ai fini par accepter, j’ai payé et ensuite elle m’a demandé de lui écrire un mail en notant »je vous confirme ma souscription immédiate, sans délai de rétractation et j’accepte la garantie vendu ou remboursé. J’ai aussi dû lui renvoyer la garantie signée par moi et mon époux. J’ai fais ce qu’elle m’a demandé mais quand j’ai eu fini, j’ai essayé de chercher plus de renseignements et avis, je n’ai rien trouvé, puis je suis tombé sur un site qui précise qu’il y a beaucoup de gens propriétaire qui se font arnaquer et ils expliquent un peu ce qui m’est arrivé. J’ai dès suite appelé mon agence bancaire pour savoir si on pouvait bloquer le paiement, on m’a répondu que non, le paiement est parti et de plus vous l’avez autorisé donc on ne peut l’arrêter mais elle m’a dit de dés suite faire opposition à la carte, ce que j’ai fait au cas où. Bien sûr elle m’a dit que je ne serais pas remboursée vu que j’ai autorisé le paiement. Quand est il? D’autre part j’ai un découvert autorisé et une fois le paiement effectué mon découvert dépasserait de 69€ env., est ce que le paiement n’aurait pas dû être rejeté, bien que si ça n’avait pas été une arnaque, j’aurai été contente qu’il paie.? Merci pour vos conseils. Cordialement.

  2. Scrabais, le

    Bonjour,
    je suis tombé dans le panneau d’une arnaque aux abonnements.
    Sous couvert d’une offre pour un tel à 3€, n’ayant pas lu les petits caractères et les trucs en grisé, je me suis trouvé avec un abonnement bidon de 46€/mois.
    J’ai autorisé le débit de 3€, confirmé par code 3d-secure ou il est bien stipulé: 3€
    J’ai reçu un mail de bienvenue avec mot de passe, no de commande, et montant: 3€
    Quelques jours plus tard, prélèvement de 46€. C’est là que j’ai lu les petits caractères 🙂
    Je ne peux pas me connecter sur le site marchand avec le mot de passe reçu par mail, le no de tel est bidon, par mail on me dit que je suis engagé pour au moins 3mois, contre-partie nada.
    J’ai contacté ma banque, et selon eux la seule possibilité est l’annulation de la cb, ce qui à été fait.
    Maintenant mes questions:
    Un, appelons le « marchand » une fois en possession des coordonnées cb peut prélever librement? Sans autre confirmation?
    Le code 3d-secure est donc une plaisanterie?
    Quels sont les garde-fous, si il y en a?
    La banque ou l’organisme cb n’a pas de moyens de contrôle?
    On ne peut pas mettre un « marchand » sur liste noire?
    Ca fait un peu peur, non?

    • Gilles Pouzin, le

      Oui ça fait peur, mais la banque ne peut se retrancher derrière la malhonnêteté des commerçants prélevant de l’argent sans l’autorisation de leurs clients. Si vous n’avez pas donné d’autorisation vous pouvez réclamer le remboursement de la fraude. Ce n’est pas parce qu’une réponse par mail d’un escroc vous assure que vous « êtes engagé pour au moins 3 mois » que c’est vrai, sans preuve de cet engagement la banque est responsable si elle laisse un commerçant effectuer des prélèvements non autorisés sur votre CB.

      • Scrabais, le

        Merci pour votre réponse.

        La banque prétend que j’ai délibérément donné mes coordonnées, et que si j’avais lu les cgv cachées j’aurais compris à quoi je m’engageais, donc elle refuse le remboursement.
        Ok, je veux bien, j’ai été léger sur le coup.

        Ca se joue sur la dénomination: prélèvement autorisé/non autorisé.
        Apparemment en autorisant x a prélever y€, on ouvre grand la porte et x pourra revenir à la charge comme bon lui semble sous prétexte qu’ayant accepté l’offre d’appel on souscrit implicitement à un abonnement dont les conditions et le prix sont certes disponibles mais bien camouflés.

        Ces sites frauduleux sont connus, certains sévissent sous le même nom depuis des années.
        Les banques et les organismes cb prétendent qu’ils ne peuvent rien faire, pourtant c’est eux qui tiennent le couteau par la manche.
        Une liste moire ne serait-elle pas plus simple à gérer que les réclamations des clients? Trop simple probablement?

  3. Daniel Témoin, le

    bonsoir,
    je me suis fait escroquer 500 € de la manière suivante: j’ai voulu payer par carte visa la somme de 5,00€ que me réclamait l’hébergeur « OVH » sur un portail imitant le vrai OVH à la perfection; la banque m’a alors adressé comme habituellement un SMS de vérification. Et malheureusement je n’ai pas fait examiné attentivement ce SMS, et ai donné mon accord pour un paiement non pas de 5,00€, mais de 500€ au profit d’un compte Cezam…
    J’ai voulu faire opposition quelques minutes après m’être aperçu de mon erreur, mais le service Visa a refusé de prendre en compte ma demande d’opposition au prélèvement, arguant de leur intervention uniquement en cas de perte ou vol de la carte.. j’ai donc dû attendre le lendemain pour faire opposition auprès de mon agence, qui refuse le remboursement des 500€ au motif que j’ai validé le code SMS..Que faire? N’y-a-t-il pas également négligence technique de la banque qui a laissé passer un SMS de confirmation comportant deux erreurs: montant et destinataire?
    Et enfin peut-on également mettre en avant l’impossibilité de faire opposition immédiate en cas de fraude?
    merci de votre réponse

  4. Céline, le

    Bonjour,

    Victime d’une arnaque à l’embauche : des criminels se sont fait passer pour des employeurs.
    Sous prétexte que je devais payer un transporteur pour la réception de documents à traiter à domicile, ils m’ont envoyé un chèque que je devais encaisser sur mon compte personnel.
    Ce chèque, certainement volé (déclaré auprès de ma banque et du service des fraudes), a été encaissé. J’ai dû par la suite, payer des bons de transports (PCS) directement chez le buraliste et sortir de l’argent de mon compte. Puis, leur envoyer la preuve de ces achats par scan, des bons avec un numéro qui sert à créditer une carte Master Card, et le mal était fait.
    Mais bien que ces paiements ont été faits « volontairement », je suis selon la loi « victime » car j’ai remis de l’argent à un tiers qui utilisait la tromperie : usurpation d’identité, faux documents, mensonges ect.
    J’ai déposé plainte auprès du commissariat et ils m’ont conseillé de bien insister auprès de ma banque de me rembourser le montant « donné » aux criminels.

    Ai-je des textes de loi surlesquels appuyés mon argumentaire ?
    Le code monétaire L133-18 traite de paiement non autorisé, qui sur le fond correspond bien à ma situation.

    Si j’avais su que je transformais de l’argent volé pour ensuite donner de l’argent à des criminels, je ne l’aurais pas autorisé

    Merci d’avance pour votre aide

    • Gilles Pouzin, le

      Bonjour, ce témoignage illustre malheureusement une nouvelle arnaque sophistiquée dont nous avions été informés par l’association des victimes d’escroqueries nigérianes (AVEN Europe). Sollicitée, voici sa réponse à votre question :

      Dans l’affaire de cette lectrice, bien que tout ne soit pas clair et précis, je crois comprendre qu’elle a reçu un chèque qui comme les autres dans ce cadre là, sont pratiquement toujours volés dans les centres de tri de La Poste, la victime a très peu de recours. Les chèques sont toujours encaissés « sauf bonne fin » et sous l’entière responsabilité de celui qui le remet à l’encaissement. La banque, bien qu’elle ait porté le chèque au crédit du compte, ce qui est une obligation, peut donc revenir sur ce crédit à tout moment dans un délais maximum de 2 à 6 mois. Tout cela dépend du juge qui examinera les faits.

      Donc si cette lectrice a encaissé le chèque, et que celui-ci a fait l’objet d’une contrepassation dans le délais de 2 mois, elle ne peut pas se retourner contre la banque. Un juge ne lui donnerait pas raison.

      Si c’est au-delà, elle a peut-être un recours. Tout dépendra de l’appréciation du Juge.

      Pour ce qui est des envois par PCS Mastercard, elle n’a aucun recours, Les CGU de PCS Mastercard sont clairs à ce sujet. La responsabilité de l’expéditeur des fonds est entière.

      Les textes de lois sont une chose, leurs applications en est une autre. Seul un avocat pourrait lui dire quel est son pourcentage de chance d’avoir gain de cause.

      Cordialement,
      Christine Goubert
      Présidente, AVEN France

  5. frenois, le

    Bonjour,

    Voila je me suis fais voler 2600€ sur mon compte, on ne m’a pas pirater ma carte sim mais celle de ma cousine et avec celle ci on a engagé avec moi une conversation par sms qui ressemblais vraiment à celle que j’ai avec ma cousine.

    Ma fausse cousine ma demandé si elle pouvais utilisé mon numéro de téléphone pour son 3d secure, le sien ne marchant pas je lui ai dit ok et lui ai transmis les codes d’authentification que j’ai reçu pensant ( bêtement que ça débiterais sa carte et non la mienne, vu que je ne lui avait pas donnée les chiffres de ma carte.

    La banque refuse de me rembourser car j’ai transmis les codes, est ce que j’aurais un moyen de me faire rembourser ou tout est perdu ?

    merci de votre réponse.

    • Gilles Pouzin, le

      Pour la mise en oeuvre du code 3D Secure d’authentification des paiements CB envoyé par SMS, les banques demandent à leurs clients de fournir un numéro de téléphone mobile qui sera lié à la CB qu’ils utilisent. Autrement dit, personne ne peut faire envoyer sur votre téléphone un code 3D Secure pour un paiement avec une autre carte que la vôtre. Vous pouvez solliciter l’assistance d’un avocat mais il semble difficile d’invoquer une faille dans les moyens de paiement dans l’escroquerie que vous décrivez, il s’agit plus d’une arnaque par ruse dont la banque peut difficilement être considérée comme responsable dans sa gestion des moyens de paiements.

  6. Bahi K, le

    bonjour,
    je me suis fait retiré en plusieurs fois au DAB près de 10.000 e sans qu’on m’ait volé ma carte ni mon code des débits étalés sur 3 mois à peu près. J’ai fait opposition mais ma banque ne m’a pas cru elle me dit qu’elle ne peut rien faire qu’elle a vérifié et que c’est bien mon code qui a été utilisé avec ma carte. Je vais saisir le tribunal mais ont ils le droit de faire ça je leur ai dit de vérifier par les caméras ils me disent que c’est à la police de faire cela. Je suis désemparé que dois je faire ? merci pour votre aide.

    • Gilles Pouzin, le

      Une enquête de police pourrait authentifier les retraits contestés, s’il y a bien enquête. Il arrive qu’on découvre que l’auteur des retraits est un « proche » ayant « emprunté » la CB de la victime.

      • Bahi K, le

        Effectivement une enquête a été mise en place la police va demander l’accès aux caméras cependant certaines banques n’ont peut-être pas gardé les films car les retraits ont été fait entre août et novembre. Il n’est pas possible que ce soit un proche car je vis seul avec ma femme qui n’a pas le code il est juste dans ma tête. Je pense à un collègue car les premiers retraits ont eu lieu à côté de mon travail et les suivant dans le quartier ou demeure celui-ci mais comment aurait il pu avoir mon code puisqu’il n’est noté nul part. La

  7. Delphine, le

    Bonjour,

    L’on m’a volé ma carte bancaire avec code , j’étais sous ivresse, il a réussi à avoir mon code je ne sais comment.
    J’ai porté plainte et réclamer un remboursement à ma banque des 610 euros qu’il a retiré.
    Est que c’est valable ?
    Merci.

  8. Broussal Nicole, le

    Relevé de cadastre urgent : En début d’année 2017 la Mairie de ma ville n’ayant pas le temps d’écouter, puis les réponses tardant vraiment à ma demande d’un relevé du cadastre, il m’a été conseillé de voir moi-même le cadastre sur internet. Là j’ai téléphoné à un n° de tél alors suggéré, et me suis trouvée mise en relation avec une plateforme, qui n’a pas trouvé et conséquemment pas su me renseigner, mais m’a demandé de régler 1 €. En quittant la personne m’informe qu’elle est au Maroc. STUPEFACTION, en septembre 2017 je constate un prélèvement du 18/9 d’une somme pas énorme tout de même conséquente, par un organisme inconnu, et à une heure tardive 22 h environ. Ma Banque effectue une petite recherche par téléphone à ma demande et pense qu’il s’agit d’une fraude, me prie de déposer une plainte avant de me rendre à la Banque le lendemain, pour être sûre d’être remboursée. J’ai RV aujourd’hui à la Banque. Je ne connais pas encore l’issue de ce soucis, mais j’ai l’intention de faire ce qu’il faut quitte à changer de compte ou de banque.

    • Gilles Pouzin, le

      Rien n’indique que ces événements soient liés. Quand vous demandez le remboursement d’une fraude bancaire à votre banque, tenez-vous en aux faits concernant strictement le débit frauduleux : vous n’avez pas autorisé ce paiement et il doit vous être remboursé dans les conditions prévues par la loi.

  9. TRUQUET, le

    j’ai demandé un extrait d’acte de naissance à la mairie de Sarcelles sur internet, à la fin on m’a demandée de payer 1 euro j’ai payé avec ma carte bancaire sauf qu’en faisant mes comptes je me suis aperçue que l’on m’a retirée 64,33 euros qui sont partis aux états unis. La banque ne veut pas me rembourser car ils disent que j’ai souscrit à un abonnement en validant le paiement de 1 euro. Il n’y a aucune preuve que j’ai souscrit à cet abonnement. Est ce que la banque a le droit de refuser le remboursement?

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